Arrêt pour visite décennale du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

Publié le 04/05/2010

Centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine - Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Date de l'arrêt du réacteur : 29/01/2010

Date de redémarrage du réacteur : 28/04/2010

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine a été arrêté pour sa 2ème visite décennale du 29 janvier au 28 avril 2010.

Les principales activités réalisées à l’occasion de cet arrêt et contrôlées par l'Autorité de sûreté nucléaire ont été les suivantes :

  • épreuve hydraulique à 207 bars du circuit primaire principal ;
  • épreuve à une pression d’air relative de 4,2 bars de l’enceinte externe de confinement du bâtiment réacteur ;
  • contrôle décennal de la cuve du réacteur à l’aide d’une machine réalisant des contrôles non destructifs des différentes soudures de la cuve ;
  • contrôle des tubes des générateurs de vapeur et pose de 36 bouchons pour obturation ;
  • remplacement de 18 cannes chauffantes sur le pressuriseur ;
  • intégration de plus de 40 modifications contribuant à l’amélioration de la sûreté ;
  • mise en œuvre d’une nouvelle gestion de combustible « GALICE » d’uranium enrichi à 4,5% sur le réacteur, le combustible « GEMMES » utilisé précédemment était enrichi à 4%.

L’ensemble des contrôles réalisés, les deux premiers ayant un caractère primordial, se sont révélés satisfaisants pour la poursuite du fonctionnement de l’installation.

Concernant l’épreuve hydraulique du circuit primaire principal, l’ASN dénote un manque de rigueur de l’exploitant dans la phase de préparation de cette épreuve (erreurs sur le bilan de fuites préliminaire à l’épreuve transmis à l’ASN, travaux de remplacement des cannes chauffantes effectués après épreuve). Néanmoins, après correction, l’épreuve a pu se dérouler normalement et le résultat final est satisfaisant.

Au cours de cet arrêt de réacteur, l’ASN a procédé à des inspections inopinées de terrain, pour vérifier l’application de la réglementation en matière de sûreté, radioprotection, inspection du travail et environnement. Ces inspections ont porté notamment sur :

  • le contrôle de la surveillance de ses prestataires par EDF ;
  • le respect des exigences en matière d’assurance de la qualité et de préparation des interventions ;
  • le respect des exigences de radioprotection sur différents chantiers en zone contrôlée ;
  • l’exposition des agents aux risques chimiques ;
  • la propreté des chantiers et l’évacuation des déchets ;
  • la qualité des opérations de rechargement de combustible.

Deux autres inspections en lien avec cet arrêt de réacteur ont par ailleurs été réalisées :

  • le 15 février 2010, inspection à caractère inopiné, portant sur la surveillance réalisée par le CEIDRE sur le prestataire d’essais non destructif Westinghouse suite à la mise en œuvre d’un nouveau procédé de contrôle par ressuage automatisé « ICAR3G » des cloisons de générateurs de vapeurs ;
  • le 12 avril 2010, inspection à caractère annoncé, portant sur l’organisation de l’exploitant pour effectuer la mise en œuvre des modifications liées à la nouvelle gestion de combustible « GALICE ».

L’ASN constate une prise en compte globalement satisfaisante du retour d’expérience de l’arrêt du réacteur n°1 de 2009, qui se traduit notamment par une diminution du nombre d’événements significatifs.

Trois événements significatifs impliquant la sûreté et un événement significatif impliquant la radioprotection ont été déclarés à l’ASN. Ces 4 événements ont été classés au niveau 0 de l’échelle INES.

Par ailleurs, de nouvelles non-conformités à caractère générique, ayant déjà fait l’objet de déclarations d’événement significatifs, ont été révélées lors des contrôles réalisés au cours de cet arrêt de réacteur. Elles concernent :

  • anomalie concernant l'utilisation des mélanges de graisses dans des matériels importants pour la sûreté, classé au niveau 1 de l’échelle INES
  • anomalie concernant la tenue au séisme des relais électromagnétiques des tableaux électriques des réacteurs nucléaires d’EDF, classé au niveau 1 de l’échelle INES sur 4 centrales nucléaires, mais qui reste classé au niveau 0 de l’échelle INES en ce qui concerne la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine au vu des matériels impactés.

Après examen des résultats des contrôles et des travaux réalisés pendant l’arrêt, l’ASN a donné le 16 avril 2010 son accord au redémarrage du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014