La fabrique de la décision à l'ASN

L’ASN ouvrira sur son site Internet le 3 décembre une consultation du public sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà de leurs 40 ans.

Publiée le : 26/11/2020

Durée : 3'10

Description

L’ASN ouvrira sur son site Internet le 3 décembre une consultation du public sur les conditions de la poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà de leurs 40 ans. Cette consultation, qui s'achèvera le 15 janvier 2021, intervient alors que l’ASN termine l’instruction de la phase générique du quatrième réexamen périodique de ces réacteurs.

A cette occasion, le film « La fabrique de la décision » décrit le processus d’élaboration de la décision à l’ASN.

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Commentaires

  • le 20/01/2021 à 16:23 par Maryse

    Contre la prolongation des réacteurs 900MWe

    A quoi sert cette consultation sinon à valider une décision déjà prise ? Comment de simples citoyen(e)s pourraient avoir un avis compétent sur un sujet aussi complexe, sans parler de la désinformation...Le nucléaire, une énergie propre ? Toute forme d'énergie génère des nuisances et des pollutions (extraction de matériaux, impacts sur l'environnement, déchets)
    Dans le cas de l'énergie nucléaire : gaz à effet de serre pire que le CO², extraction de l'uranium, pompages et rejets d'effluents chimiques et radioactifs dans fleuves et rivières ont un impact dévastateur sur l'environnement et présentent des risques pour l'activité économique (en particulier fermes aquacoles).
    Production, transport et stockage des déchets radioactifs ajoutent des risques sécuritaires immédiats et à très très long terme !
    La prolongation des réacteurs 900MW au-delà de 40 ans ferait perdurer cet état de faits.
    Je suis contre cette prolongation, d'autant que par la loi Energie Climat il a été acté d'accélérer le développement des énergies renouvelables, de lutter contre les passoires thermiques et de réduire la dépendance au nucléaire à l'horizon 2035.
    Au lieu de dépenser des sommes colossales dans l’amélioration d’installations nucléaires anciennes, il serait plus rentable d'investir dans le développement des énergies renouvelables, dans des travaux d’isolation des bâtiments et des habitations pour diminuer la facture énergétique.

  • le 22/12/2020 à 08:15 par Gérald G

    Poursuite de fonctionnement des réacteurs de 900 MWe d’EDF au-delà de leurs 40 ans.

    Il m’apparait comme extrêmement important pour la capacité économique de notre pays de maintenir un parc électronucléaire performant, capable d’alimenter à tout moment le citoyen français et les entreprises françaises en électricité à prix compétitif, mission que ne saurait remplir à lui seul un parc d’énergies renouvelables intermittentes, chères et subventionnées par le contribuable, etdonc non pilotables comme l’éolien et le photovoltaïque en l’absence de dispositifs industriels de stockage de masse non développés (en France et ailleurs dans le monde).

    En 10 ans, environ 10 000 MW électriques de centrales à charbon et fuel et presque 2 000 MW de nucléaire (Fessenheim) ont été mis définitivement à l’arrêt ; on peut aisément comprendre l’arrêt des premières en raison de l’urgence climatique liée à l’émission de GES, on peut difficilement souscrire à l’arrêt de Fessenheim qui produisait une électricité presque entièrement décarbonnée (6 g CO2/kWh selon l’ADEME) avec un bon niveau de sûreté, à moins de calculs électoralistes malsains. Il nous faut donc a minima maintenir une capacité de production électrique pilotable que ces réacteurs nucléaires sont en mesure de fournir, plutôt que devoir dans l’urgence, d’ici quelques années, construire l’équivalent au gaz et suivre ainsi l’exemple allemand, également écologiquement malsain (la production électrique au gaz émet 400 g CO2/kWh électrique).

    Pour poursuivre l’exploitation de ces 32 réacteurs au-delà de 40 ans, EDF doit réaliser un énorme chantier de mise à niveau de sûreté. Aussi :
    • au lieu de donner une autorisation d’exploitation prolongée de 10 ans, je suggère que l’ASN donne le principe d’une autorisation prolongée de 20 ans qui permettrait d’amortir le lourd investissement financier demandé à EDF ;
    • le principe de 2 visites décennales (40 et 50 ans) serait bien entendu maintenu ;
    • je suggère que l’ASN fasse preuve de demandes réalistes : s’il est évidemment légitime de demander des améliorations de sûreté à EDF, il semble évident que l’on ne peut pas demander à un réacteur de 2e génération d’avoir un niveau de sûreté strictement équivalent à un EPR.
    En conclusion, je suis favorable au principe d’une autorisation d’exploitation de ces 32 réacteurs portée de 40 à 60 ans (ce qui ce pratique couramment aux USA à technologie équivalente) avec une amélioration de sûreté demandée à l’exploitant EDF qui soit bien entendu suffisante, sans qu’elle ne soit assise sur une position trop extrême de l’ASN et donc irréaliste.

  • le 12/12/2020 à 08:02 par Christian

    J’ai confiance dans la continuité d’exploitation de nos réacteurs REP français au-delà de 40 ans

    En France, nous avons une SPÉCIFICITÉ française dans l’exploitation des réacteurs nucléaires qui a vocation à donner confiance. C’est le but de mon propos, dans ce contexte d’enquête publique sur la VD4.

    Après 36 ans d’exploitation nucléaire, j’ai appris que la sûreté d’un réacteur était LA priorité n°1 et qu’elle se déclinait suivant 3 volets fondamentaux pour donner confiance, la conception, l’exploitation, le démantèlement. Même si c’est un domaine important pour la sûreté, pour ce qui concerne la VD4, je ne traiterai pas le dernier volet, le démantèlement, hors sujet.

    La conception : Après avoir testé d’autres technologies, la France a choisi les Réacteurs à Eau sous Pression, d’une conception de sûreté qui a mondialement fait ses preuves, notamment lors de l’accident de TMI. Contrairement aux 2 autres accidents majeurs en Ukraine et au Japon de technologie différente du REP, il n’y a pas eu de zone d’exclusion à TMI. Le regroupement de l’exploitation de 58 réacteurs de la même filière, maintenant 56, dans un même groupe industriel permet à EDF d’avoir 2000 ans d’exploitation cumulés de retour d’expérience (58x35ans de durée de vie moyenne). C’est une SPÉCIFITÉ française qui donne confiance.
    Durant mes années d’exploitation, pour avoir eu la responsabilité opérationnelle en temps réel de 2 réacteurs et pour avoir été durant 8 ans instructeur sur simulateur sur tous les domaines de fonctionnement normal, incidentel, accidentel et hypothétique, je peux affirmer que la conception des réacteurs REP est saine, parce qu’elle s’appuie sur une évaluation des risques à la conception et la mise en place de parades efficaces dès la conception dans les 3 fonctions de sûreté Réactivité, Refroidissement et Confinement dans toutes les situations d’exploitation (Cf la courbe de Farmer).
    Depuis la construction, la conception n’a pas cessé d’évoluer au gré du Retour d’EXpérience pour améliorer la sûreté de manière continue et homogène sur tous les réacteurs. C’est l’objet particulièrement des modifications matérielles de la VD4, qui améliorent grandement le niveau de sûreté dans de nombreux domaines, l’obsolescence des matériels, les agressions externes, les périodes de grand chaud, l’incendie, les inondations (événement que j’ai vécu en réel à Blayais le 27/12/1999 avec une gestion facilitée par la conception des tranches, 6 moyens indépendants d’alimentation notamment), etc. En exemple on peut citer le REX de l’accident de Fukushima qui a été pris en compte et réalisé pour l’amélioration de la conception pour les situations hypothétiques, sans attendre les visites décennales. Cette amélioration continue est une SPÉCIFICITÉ française.
    Au gré du REX, le matériel a évolué certes, mais l’organisation aussi avec la mise en place de lignes de défenses supplémentaires organisationnelles. La conception est aussi accompagnée par des consignes qui ont fait un bon majeur dans les années 2000, avec l’abandon des consignes événementielles pour des consignes de type Approche Par Etat qui ne s’intéressent qu’à l’état de sûreté du réacteur pour le ramener dans un état sûr quel que soit le ou les événements initiateurs, avec une redondance des méthodes et une redondance humaine. C’est une SPÉCIFICITÉ de l’exploitation des réacteurs français.

    L’exploitation : Pour donner confiance dans exploitation, il faut considérer le management de la sûreté auquel j’ai toute confiance et j’en explique les raisons.
    Le management de la sûreté est basé sur la culture sûreté qui se traduit par des lignes de défense organisationnelles et humaines, de manière à limiter les risques d’erreur humaine et de s’assurer du respect des exigences.
    En interne d’abord, EDF dispose de structures de contrôles totalement indépendantes sur le terrain, avec la Filière Indépendante de Sûreté qui réalise des vérifications journalières et redondantes aux contrôles hiérarchiques. Au niveau de la direction du Parc, aussi, l’Inspection Nucléaire, rattachée directement à la direction du Parc, réalise des Evaluations Globales de Sûreté tous les 5 ans avec notation et élaboration de plans d’actions pour le traitement des recommandations. C’est une SPÉCIFICITÉ française.
    En externe également, la garantie de la sûreté est assurée par l’Autorité de Sûreté, directement rattachée à l’état qui a autorité pour le démarrage ou l’arrêt de tous les réacteurs en s’appuyant sur des experts techniques reconnus et indépendants à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire. Les réexamens de sûreté tous les 10 ans avec validation de l’ASN, une SPÉCIFICITÉ française, est une opportunité pour se réinterroger et réaliser un bon en avant du niveau de sûreté pour tirer les installations vers l’excellence qui s’élève sans cesse.
    Au niveau international aussi, l’AIEA et WANO réalisent des inspections avec des pairs et experts internationaux, en se basant sur des standards d’excellence de tous les pays et dans tous les domaines de l’exploitation, y compris la formation des exploitants.
    La loi de Transparence et à la Sécurité en matière Nucléaire et les enquêtes publiques à chaque Visite Décennale sont de nature à améliorer le niveau de confiance de la part des citoyens par la prise en compte de leurs interrogations légitimes. C’est une SPÉCIFICITÉ française.
    Pour la poursuite de l’exploitation après la VD4, les matériels qui assurent les 2 barrières de confinement après la gaine du combustible vont être soumis à une épreuve de tenue en pression au delà de la pression de l’accident de référence. Il s’agit des 2 matériels qui ne sont pas remplaçables à savoir, la cuve et l’enceinte de confinement. Le circuit primaire sera soumis à une épreuve hydraulique, la cuve à une inspection de son acier, le bâtiment réacteur à une épreuve enceinte. Les résultats de ces épreuves sont soumis à validation de l’ASN. De même, depuis la première montée en pression et température, chaque réacteur fait l’objet d’un comptage journalier de tous les événements qu’il subit (variation de température / pression) de manière à s’assurer qu’il ne dépasse pas le nombre limite de contraintes de vieillissement prématuré.
    Il faut aussi citer le haut niveau de formation initiale, de maintien et de développement des compétences des exploitants qui sont évalués tous les 2 ans qui garantit que les réacteurs sont exploités par du personnel compétent. Avec un simulateur par site nucléaire, avec une durée requise de formation des exploitants par an, avec des thèmes de formations imposés au titre du REX, avec une évaluation périodique des compétences, avec des exercices de Plan d’Urgence Interne périodiques et requis pour l’habilitation, etc. le management des compétences, qui fait aussi l’objet de contrôles internes et externes indépendants, est une SPÉCIFICITÉ française.

    En me basant sur mon expérience d’exploitant nucléaire et maintenant comme simple riverain de 4 réacteurs qui vont dépasser les 40 années d’exploitation j’ai confiance dans leur exploitation en toute sûreté. J’ai également confiance dans la validation de l’ASN des modifications proposées par EDF, dans son contrôle indépendant pour valider le redémarrage en toute sûreté des réacteurs après ces VD4. En résumé, pour avoir visité des installations nucléaires à l’étranger, pour avoir côtoyé des exploitants étrangers, tout en restant humble et concentré sur la sûreté, j’ai toujours eu et je garde la confiance dans l’ensemble des processus qui garantissent la sûreté nucléaire en France, grâce à ses SPÉCIFICITÉS.

    Parce que réinterrogé en continu pour garantir sa robustesse, le niveau de sûreté étant acquis, il est important également de rappeler que l’énergie nucléaire est aujourd’hui le meilleur moyen pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique sans avoir recours aux moyens de production fortement émetteurs de CO2, le gaz et le charbon. L’énergie électrique d’origine nucléaire française est sûre, bas carbone, pilotable (beaucoup plus que les autres réacteurs mondiaux avec son exploitation en mode « gris »), économiquement rentable qui a été prouvé depuis 40 ans et maintenant amortie. A partir du moment où la sûreté est garantie, c’est un allié précieux pour la préservation de la biodiversité, LA priorité planétaire.

  • le 04/12/2020 à 19:20 par laurentb

    Faire confiance à l'expertise de l'ASN

    Personnellement, je suis favorable à ce que l'autorité de sûreté joue son rôle d'expert pour déterminer si une prolongation de l'exploitation de ces réacteurs est envisageable et sous quelles conditions.
    Si l'avis est positif, l'exploitant pourra proposer des solutions techniques pour respecter ces conditions et évaluer la pertinence économique d'une prolongation.
    La décision finale viendra d'une décision politique qui devra être éclairée et surtout cohérente avec les objectifs fixés par ailleurs.

    C'est une bonne chose que l'ASN informe le public sur ses travaux et conclusions et j'espère que cela permettra de prendre des décisions rationnelles en évitant les raccourcis, les discours d'experts auto-proclamés et l'éternel duel entre un exploitant soumis aux exigences de rentabilité et une classe politique soumise aux sondages.

    Cher Emile, étant également scientifique énergéticien et citoyen responsable (il me semble), je me permets de vous répondre sur certains points:
    -les centrales françaises ont été conçues pour pouvoir fonctionner au moins 40 ans (durée d'amortissement). Ca ne signifie pas du tout qu'elles ne sont plus sûres après cette date. Il n'existe pas de limitation de la durée de vie à priori. En revanche, prolonger l'exploitation exige de définir sous quelles conditions l'installation peut continuer à opérer en assurant les conditions de sûreté requises. D'ailleurs, la sûreté est évaluée régulièrement, y compris avant les 40 ans, au cours de réexamens périodiques.
    -ce même modèle de réacteur installé aux Etats-Unis fonctionne depuis bientôt 50 ans (à Turkey Point par exemple, depuis 1972), l'autorité de sûreté locale ayant autorisé la prolongation. Je ne sais pas ce qui vous amène à penser "objectivement" que dépasser les 40 ans ne soit pas possible.
    -concernant l'électricité "décarbonnée", objectivement toujours, l'électricité nucléaire est peu émettrice de CO2, même sur l'ensemble du cycle de vie.
    -comme vous le dites, le risque zéro n'existe dans aucune activité. En terme de personnes expertes, l'ASN semble la mieux placée pour évaluer les risques et faire part de leurs conclusions aux citoyens qui décideront de les accepter ou non.

  • le 04/12/2020 à 10:54 par emile

    Prolongation de la durée de fonctionnement des centrales nucléaires

    Prolongez la vie des centrales nucléaires serait une absurdité économique, pire, un crime contre l'humanité.

    La plupart des centrales françaises ont été conçues pour fonctionner 30 ans. On en est à plus de 40 pour certains réacteurs. Comment pouvons nous penser objectivement, c'est à dire techniquement, scientifiquement (on verra l'économie après) que ces machines puissent fonctionner sans accident 10 voire 20 ans de plus ? C'est se foutre du monde. Or on entend que l'industrie nucléaire, soutenue par toute la classe politique, pas tout à fait heureusement, envisage des investissement de sécurité massifs pour cela. C'est une honte nationale. Les sommes colossales nécessaires ne feront que repousser l'issue finale, c'est tout. Et dans 10 ans, 20 ans se posera le même problème, fermer définitivement les centrales. Combien d'emplois seront maintenus si ce projet fou se réalise ? Combien d'emplois seraient créer si toutes ces sommes étaient investie dans la transition énergétique : économies d'énergies à tous les niveaux, développement massifs des énergies renouvelables, etc, 5 fois plus, 10 fois plus 20 fois plus selon les sources. Alors se pose l'indépendance du politique avec le milieu nucléaire, qui n'existe pas. J'en appelle à une véritable loi de 1905 du nucléaire qui séparerait une bonne fois la gouvernance démocratique donc transparente de notre pays de la religion nucléaire qui pourrit l'état français depuis trop longtemps. Dire que certains osent parler d'indépendance énergétique de la France avec le nucléaire, d'autres d'électricité décarbonée. Mais de qui se fout-on. Alors je viens d'évoquer l'emploi, sujet majeur il me semble, sujet politique essentiel, où tous les gouvernants passés et actuels ont mentis aux citoyens. En effet des solutions existent depuis comme je viens de l'expliquer : sortir du nucléaire permettrait de creer des centaines de milliers d'emplois rapidement. Quand aux personnels du nucléaire il aura du travail pendant des décennies pour démanteler les
    centrales. Dernier point, et non le moindre ... Rappelez vous, avant 2011, la France et le Japon étaient les 2 pays les plus surs en matière de sécurité nucléaire. Vous connaissez l'histoire. En prolongeant la vie des centrales françaises on fera peser sur la population une épée de Démoclès. Le risque zéro n'existe pas, d'autant moins que les centrales françaises sont fatiguées, usées. Statistiquement le risque d'un accident sévère chez nous est réel. Ce n'est pas qui l'invente. De nombreuses personnes, expertes, l'ont écrit depuis longtemps. Mais bien entendu, c'est le silence absolue sur le sujet. Imaginer un Tchernobyl ou u Fukushima chez nous, par exemple à Blaye avec vent dominant du Nord-est. Que faites vous des bordelais ?
    Bref, j'arrête là. Je pourrais continuer longtemps ainsi. Pour votre information je suis scientifique énergéticien, et surtout un citoyen responsable.
    Je ne sais pas si ma parole sera lue, voire prise en compte par l'ASN. J'ose espérer que oui. En tout cas les citoyens ne se laisseront pas imposer la prolongation des centrales actuelles ni la construction de nouveaux réacteurs type EPR par exemple. Là aussi je pourrais développer tant cette infrastructure en construction est un scandale économique, politique, environnemental, social. Une honte pour la France.

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Date de la dernière mise à jour : 26/11/2020