Actualités ASN
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Communiqué de presse n°25 du 8 avril 2011 à 18h00
Vendredi 08 Avril 2011 19:56:00 - Communiqué de presse
L’ASN fait le point sur la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et ses conséquences au Japon et sur les conséquences du séisme du 7 avril 2011.
I. Situation dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
L’alimentation électrique externe des pompes de refroidissement des réacteurs 1, 2 et 3 a été rétablie depuis le 5 avril.
Les injections d’eau douce dans les réacteurs 1 à 3 et les piscines 1 à 4 se poursuivent en circuit ouvert. Cela signifie qu’une partie de l’eau apportée se répand dans l’enceinte de confinement ou dans d’autres bâtiments, essentiellement les salles des turbines. Des infiltrations en sous-sol et des ruissellements sont donc possibles.
L’exploitant japonais Tepco travaille actuellement sur trois priorités :
- La prévention du risque d’explosion en raison de l’accumulation d’hydrogène dans les enceintes des réacteurs. L’exploitant japonais injecte de l’azote gazeux dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1 depuis le 6 avril afin de réduire les risques d’explosion d’hydrogène. La fin de l’injection est prévue cette fin de semaine. La même opération est envisagée dans les enceintes des réacteurs 2 et 3.
- La gestion de l’eau contaminée. Cette eau a servi au refroidissement en circuit ouvert du combustible nucléaire. Une fissure provoquant des écoulements vers la mer a été colmatée le 5 avril grâce à l’injection de silicate de sodium dans les fondations.
Tepco a évalué la quantité d’eau fortement radioactive à pomper dans les diverses installations du site à 60 000 tonnes. La moitié pourrait être stockée sur des installations extérieures (barge, plateforme flottante) et l’autre moitié sur site.
Plusieurs jours seront nécessaires pour vider les différents réservoirs sur site et pour vérifier leur étanchéité. A cette fin, un rejet volontaire en mer de 11 500 tonnes d’eau faiblement contaminée est en cours. La fin de l’opération est prévue cette fin de semaine.
- L’objectif de l’exploitant japonais à terme est de mettre en place un refroidissement en circuit fermé - lui-même refroidi par un autre circuit - c’est-à-dire une circulation de l’eau en boucle dans la centrale, de façon à ce que l’eau contaminée ne s’échappe plus. -
Évaluation des charges financières du démantèlement des installations nucléaires
Jeudi 07 Avril 2011 18:00:00 - Note d'information
L'ASN rend son avis sur les rapports des exploitants relatifs à l’évaluation des charges financières du démantèlement des installations nucléaires de base et à la sécurisation des fonds correspondants.
L’ASN, saisie par le ministre chargé de l’énergie, rend son avis sur les rapports remis par les exploitants nucléaires mi 2010, au titre de l’article 20 de la loi n° 2006-739 du 28 juin 2006 de programme relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs.
L’ASN considère qu’il est essentiel de garantir la suffisance et la disponibilité, au moment requis, des fonds devant financer le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets radioactifs. -
Chute mortelle à Flamanville : l’ASN autorise la reprise complète des activités
Jeudi 07 Avril 2011 10:45:00 - Note d'information
Chute mortelle d’un intervenant sur le chantier de construction de Flamanville 3 : l’ASN autorise la reprise complète des activités.
Un intervenant est décédé le 24 janvier 2011 à la suite d’une chute d’une hauteur de plusieurs mètres sur le chantier de l’enceinte interne du bâtiment réacteur EPR de Flamanville (Manche) en cours de construction. A la suite de cet accident, l'inspecteur du travail de l'ASN avait suspendu une partie des activités réalisées sur la zone concernée.
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Communiqué de presse n°24 du 5 avril 2011 à 19h30
Mardi 05 Avril 2011 19:30:00 - Communiqué de presse
L’ASN fait le point, sur l’accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et ses conséquences au Japon, sur la mission de M. Jamet, commissaire de l’ASN, au Japon et sur la préparation de l’audit français et des tests de résistance européens.
Situation de la centrale de Fukushima
L’alimentation électrique externe des pompes à eau des réacteurs 1, 2 et 3 a été rétablie. L’injection en eau douce se poursuit dans les cuves des réacteurs n°1 à 4. C’est un refroidissement en circuit ouvert, c’est-à-dire qu’une partie de l’eau apportée se répand dans l’enceinte de confinement ou dans d’autres bâtiments, essentiellement les salles des turbines.
L’exploitant japonais Tepco réalise des opérations en vue de collecter cette eau et de l’isoler.
Tepco a évalué la quantité d’eau fortement radioactive à pomper dans les diverses installations du site à 60 000 tonnes. La moitié sera stockée sur site (dans des condenseurs et d’autres bâtiments) et l’autre moitié sur une barge de la Marine américaine et sur une île artificielle Megafloat.
L’objectif de l’exploitant à terme est de mettre en place un refroidissement en circuit fermé : eau circulant en boucle dans un circuit de la centrale, de façon à ce que l’eau contaminée ne s’échappe pas. La remise en fonction des matériels nécessaires à cette fin s’avère difficile car ils ont pu être détériorés. En outre, la présence d’eau contaminée dans certains bâtiments complique les interventions humaines.
Tepco essaye actuellement de remédier à deux problèmes principaux :
- Le risque d’explosion en raison de l’accumulation d’hydrogène. Une injection d’azote liquide pourrait être opérée sur le réacteur 1 afin d’éviter ce risque ;
- Les fuites d’eau contaminée issues du réacteur 2. Tepco a indiqué qu’il injecterait du silicate de sodium dans les fondations situées à proximité de la tuyauterie du réacteur pour empêcher ce phénomène. -
Communiqué de presse n°23 du 1er avril 2011 à 18h30
Vendredi 01 Avril 2011 19:44:00 - Communiqué de presse
Accident à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : l’ASN fait le point sur la situation au Japon et les conséquences en France.
I. Situation de la centrale de Fukushima
L’injection en eau douce se poursuit dans les cuves des réacteurs n°1 à 3 et les piscines des réacteurs 1, 2, 3 et 4 à un niveau qui est a priori suffisant. C’est un refroidissement en circuit ouvert, c’est-à-dire que l’eau apportée s’évapore ou se répand dans l’enceinte de confinement ou dans d’autres bâtiments, essentiellement les salles des turbines.
L’exploitant Tepco réalise des opérations en vue de collecter cette eau et de l’isoler.
L’objectif à terme est de passer à un refroidissement en circuit fermé : eau circulant en boucle dans un circuit de la centrale de façon à ce que l’eau contaminée ne s’échappe pas. La remise en fonction des matériels nécessaires à cette fin s’avère difficile car ils ont pu être détériorés. En outre, la présence d’eau contaminée dans certains bâtiments complique les interventions humaines.
Il est probable que ces difficultés substituent et que la situation évolue peu dans les prochains jours. -
Rapport de l'ASN à l'OPECST
Vendredi 01 Avril 2011 13:30:00 - Communiqué de presse
L’ASN présente à l’OPECST son Rapport sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2010 .A l’occasion de la présentation du rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2010, l’ASN a été entendue mercredi 30 mars 2011 par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Cette audition a permis de nombreux échanges avec les parlementaires et la presse.
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Le commissaire de l’ASN Philippe Jamet se rend au Japon
Mercredi 30 Mars 2011 20:20:00 - Note d'information
Le commissaire de l’ASN Philippe Jamet se rend au Japon.
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, accompagné de la ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement Nathalie Kosciusko-Morizet, se rend au Japon le 30 mars 2011 pour rencontrer le Premier Ministre, Naoto Kan et lui témoigner la solidarité de la France après le drame du 11 mars.
Dans le cadre de ce déplacement, Philippe Jamet, commissaire de l’ASN, a donc reçu du collège la mission de l’ASN de rencontrer à Tokyo nos homologues de la NSC et de NISA.
Philippe Jamet est porteur d’un message de soutien et de sympathie à nos collègues mobilisés depuis plus de quinze jours par le tremblement de terre et le tsunami et leurs conséquences sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima.
En outre, Philippe Jamet renouvellera l’offre d’assistance de l’ASN à ses homologues en matière de gestion post-accidentelle. Depuis 2005, l’ASN a engagé d’importants travaux sur la gestion de la phase post-accidentelle d’un accident nucléaire dans le cadre du comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle (CODIRPA ).
Enfin, Philippe Jamet aura des échanges avec les Autorités japonaises afin de préparer le retour d’expérience de cet accident. Il indiquera l’accord de l’ASN pour participer à toute mission d’expertise internationale qui pourrait être organisée.
Ancien directeur de la sûreté des installations nucléaires à l’AIEA de 2007 à 2010, Philippe Jamet avait notamment participé au retour d’expérience international du tremblement de terre qui avait touché le site nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa en 2007. -
Rencontre entre le collège de l’ASN et les représentants du JANTI
Mercredi 30 Mars 2011 20:00:00 - Note d'information
Rencontre entre le collège de l’ASN et les représentants du Japan Nuclear Technology Institute.
Le 29 mars 2011, le collège de l’ASN a reçu une délégation du Japan Nuclear Technology Institute (JANTI).
Le collège de l’ASN a tout d’abord renouvelé son témoignage de sympathie au peuple japonais à l’occasion du drame national qu’il subit. -
Communiqué de presse n°22 du 29 mars 2011 à 10h30
Mardi 29 Mars 2011 10:00:00 - Communiqué de presse
L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, les conséquences au Japon et la situation en France.
1. Situation de la centrale de Fukushima
La situation reste précaire. L’état des réacteurs 1, 2 et 3 est très dégradé avec un endommagement probable de plusieurs barrières de confinement. De nouvelles défaillances de matériels ne sont pas à exclure.
L’injection en eau douce se poursuit sur les réacteurs n°1 à 3. La présence d’eau contaminée dans les salles des machines des 3 unités met en évidence des fuites importantes d’eau des cuves et une inétanchéité des enceintes ou des circuits de refroidissement. L’exploitant Tepco cherche actuellement à collecter cette eau.
Les combustibles contenus dans les cuves des réacteurs ont été endommagés à la suite des fortes montées en températures consécutives au séisme et aux accidents successifs. Les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer l’intégrité des cuve et enceinte des réacteurs.
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L’ASN confirme son accord pour mener l’audit de sûreté complémentaire...
Lundi 28 Mars 2011 13:07:00 - Note d'information
L’ASN confirme son accord pour mener l’audit de sûreté complémentaire demandé par le Premier Ministre.
Le Premier Ministre, M. François Fillon, avait demandé à l'ASN, le 23 mars 2011, en application de la « loi TSN » (article 8), la réalisation d'une étude complémentaire de la sûreté des installations nucléaires, installation par installation, au regard de l’accident en cours à Fukushima au Japon.
Par courrier en date du 25 mars 2011, le Président de l’ASN, M. André-Claude Lacoste, considère qu’il est « fondamental de tirer les leçons de l’accident de Fukushima » comme cela été le cas après Three Mile Island et Tchernobyl . Il confirme son accord pour réaliser une étude complémentaire de la sûreté des installations nucléaires françaises sur les risques d’inondation, de séisme, de perte des alimentations électriques et du refroidissement ainsi que sur la gestion opérationnelle des situations accidentelles.
L’ASN veillera à la cohérence des actions entreprises au niveau national et au niveau européen à la suite de l’accident de la centrale japonaise de Fukushima.
L’ASN tiendra informés les différentes composantes de la société civile et les partenaires sociaux.
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Communiqué de presse n°21 du 28 mars 2011 à 10h30
Lundi 28 Mars 2011 11:46:00 - Communiqué de presse
L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, les conséquences au Japon et la situation en France.
I. Situation de la centrale de Fukushima
La situation reste précaire. De nouvelles défaillances de matériels ne sont pas à exclure et les mesures publiées au cours du week-end des 26 et 27 mars confirment un état très fortement dégradé des réacteurs 2 et 3, avec un endommagement des trois barrières de confinement :
- l’eau présente dans le hall des turbines a fait l’objet d’une analyse qui montre une très forte contamination, conduisant à un débit d’équivalent de dose de 1000 mSv par heure pour le réacteur n°2 et 750mSv par heure pour le réacteur n°3. Pour rappel, la limite annuelle de dose pour les travailleurs en situation d’accident nucléaire au Japon a été relevée à 250mSv par an. Ces niveaux de dose rendent très difficile toute intervention humaine dans cette partie du bâtiment. Des opérations de pompage de l’eau fortement contaminée seraient en cours ;
- ces analyses, associées aux valeurs de pression mesurées dans les cuves semblent permettre de conclure à la perte d’étanchéité des cuves 2 et 3 ou de leurs circuits de connexion ;
- les relevés de pression au sein des enceintes semblent permettre de conclure, pour les réacteurs 2 et 3, à une perte d’étanchéité de l’enceinte métallique ;
- les combustibles contenus dans la cuve ont été endommagés à la suite des fortes montées en températures consécutives au séisme et aux accidents successifs.
Les données actuellement disponibles ne permettent pas de confirmer l’intégrité des cuve et enceinte du réacteur n°1, dont le combustible a été fortement dégradé.
Les progrès techniques constatés ces derniers jours sont :
- l’ensemble des 6 bâtiments réacteurs sont connectés au réseau et les vérifications des matériels préalables à leur raccordement se poursuivent ;
- les 6 piscines dans lesquelles est entreposé du combustible sont désormais refroidies et ne présentent pas de risque immédiat d’ébullition ;
- les cuves des réacteurs 1, 2 et 3 sont refroidies par injection d’eau douce. Le fait de ne plus recourir à de l’eau de mer pour le refroidissement permet de réduire sans le supprimer le risque de dépôt de sel en fond de cuve. L’eau douce a été apportée par une barge depuis la région de Tokyo ;
- les réacteurs 5 et 6 continuent à être refroidis normalement.
Le pronostic d’évolution des réacteurs n°1 à 3 devrait rester très incertain pendant les prochaines semaines. -
Communiqué de presse n°20 du 25 mars 2011 à 10h00
Vendredi 25 Mars 2011 10:46:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur la situation des masses d’air en France : Aucune radioactivité anormale n’a été décelée à ce jour et aucun impact sanitaire n’est attendu en France. Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité se poursuivent. .
I. Situation des masses d’air en France
La radioactivité émise par la centrale de Fukushima au Japon s’est répandue et s’est diluée dans la plus grande partie de l’hémisphère nord.
À ce jour, l’appui technique de l’ASN, l’IRSN, a procédé à l’analyse de prélèvements dans l’environnement en France métropolitaine (notamment dans des eaux de pluie, de l’herbe, différents types de laits) qui ne mettent en évidence aucune valeur anormale. Comme anticipé, les balises radiamétriques Téléray n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer.
En complément des mesures de débit de dose réalisées par ce réseau de balises, des analyses plus fines sur les poussières présentes dans l’atmosphère, faisant appel à des dispositifs plus sophistiqués et nécessitant des temps d’analyse supérieurs, sont en cours de réalisation. Les résultats seront disponibles dans quelques jours sur le site Internet www.mesure-radioactive.fr. Des explications sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également accessibles sur ce site.
Tous les résultats déjà disponibles des analyses menées notamment aux États-Unis et dans le nord de l’Europe permettent de confirmer que ces masses d’air sont sans aucune conséquence sur la santé des personnes.
Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.
Afin de répondre aux questions du public sur les enjeux sanitaires et la circulation des masses d’air, l’ASN a ouvert une rubrique Questions fréquentes sur son site www.asn.fr. Elle a également mis en place un centre d’information accessible de 8 h - 22 h au 08 05 33 34 35 (appel non surtaxé depuis une ligne fixe). -
Le Premier Ministre demande à l’ASN d’auditer les installations nucléaires
Jeudi 24 Mars 2011 17:38:00 - Note d'information
Le Premier Ministre demande à l’ASN d’auditer les installations nucléaires françaises.
Le Premier Ministre, M. François Fillon, avait annoncé le 15 mars à l’Assemblée nationale la réalisation d’un audit sur les installations nucléaires.
Par courrier en date du 23 mars 2011 le Premier Ministre a confié à l'ASN, en application de la « loi TSN », la réalisation d'une étude de la sûreté des installations nucléaires, installation par installation, au regard de l’accident en cours à Fukushima au Japon. Cet audit, réalisé « de manière ouverte et transparente » portera sur les risques d’inondation, de séisme, de perte des alimentations électriques et de perte du refroidissement ainsi que sur la gestion opérationnelle des situations accidentelles. Il vise à déterminer si des améliorations sont nécessaires à la lumière des enseignements qui seront tirés de l’accident de Fukushima. Les premières conclusions sont attendues pour la fin de l’année 2011. -
Déclaration de WENRA sur l’accident survenu à Fukushima
Jeudi 24 Mars 2011 17:29:00 - Note d'information
Déclaration de WENRA sur l’accident survenu à Fukushima.
Au plan européen, les chefs des Autorités de sûreté des pays d'Europe de l'Ouest (WENRA) ont décidé à l'issue de leur rencontre des 22 et 23 mars 2011, de mettre en place une « task force » chargée de fournir dans les meilleurs délais une définition technique indépendante de ce que serait un « stress test », et d’indiquer comment il pourrait s’appliquer aux installations nucléaires européennes. L’objectif du travail lancé est d’évaluer quelles améliorations en matière de sûreté nucléaire pourraient être apportées à la suite de l’accident de Fukushima. Les résultats de ce travail seront communiqués au Groupe Européen des Autorités de Sûreté Nucléaire (ENSREG), qui pourra s’en inspirer pour répondre aux demandes qui lui sont faites par le Conseil des Ministres de l’Union européenne et la Commission européenne.
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Communiqué de presse n°19 du jeudi 24 mars 2011 à 10h00
Jeudi 24 Mars 2011 11:11:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur la situation des masses d’air en France. Aucune radioactivité anormale n’a été décelée à ce jour et aucun impact sanitaire n’est attendu en France.<br />Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité progressent .
I. Situation des masses d’air en France
La radioactivité émise par la centrale de Fukushima au Japon s’est répandue et s’est diluée dans la plus grande partie de l’hémisphère nord. Les modélisations ont estimé leur arrivée en France métropolitaine à la date du 23 mars. Comme anticipé, les balises radiamétriques Téléray n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer.
En complément des mesures de débit de dose réalisées par les balises Téléray, des analyses plus précises, réalisées en laboratoire sur les poussières présentes dans l’atmosphère, sont en cours. Les résultats, qui seront disponibles dans quelques jours, seront rendus publics sur les sites précités.
Toutes les analyses menées dans le monde, notamment au Etats-Unis, concernés quelques jours avant la France, permettent de confirmer, ainsi que l’annonçaient les autorités, les experts mais aussi plusieurs associations, que ces masses d’air sont sans aucune conséquence sur la santé des personnes.
Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.
Le système de surveillance Téléray géré par l’IRSN permettant de détecter instantanément l’augmentation de la radioactivité dans l’air est consultable sur le site internet de l’IRSN www.irsn.fr.
Afin de compléter ces informations et de répondre aux questions relatives à la masse d’air, à l’exposition globale ou encore aux exportations, l’ASN a ouvert une rubrique Questions fréquentes sur son site www.asn.fr. L’ASN ouvre également un centre d’information du public joignable par téléphone au 08.05.33.34.35 (appel non surtaxé depuis une ligne fixe).
Des explications sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également disponibles sur le site mis en place par l’ASN et de l’IRSN www.mesure-radioactivite.fr.
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Communiqué de presse n°18 du mercredi 23 mars 2011 à 10h00
Mercredi 23 Mars 2011 11:09:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur le passage des masses d’air en France. Aucun impact sanitaire attendu en France. Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité se poursuivent.
I. Passage des masses d’air en France
Des masses d’air très faiblement contaminées devraient atteindre aujourd’hui la France métropolitaine sans aucune conséquence sur la santé des personnes. La radioactivité ne devrait d’ailleurs pas être détectable par les balises du réseau Téléray de surveillance français de la radioactivité ambiante. Le système de surveillance géré par l’IRSN permettant de détecter instantanément l’augmentation de la radioactivité dans l’air est consultable sur le site internet de l’IRSN www.irsn.fr. Afin de compléter ces informations et de répondre aux interrogations du public, l’ASN ouvrira une nouvelle rubrique sur son site www.asn.fr. Enfin, des éléments de compréhension sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également disponibles sur le site conjoint de l’ASN et de l’IRSN www.mesure-radioactivite.fr
Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.
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Communiqué de presse n°17 du mardi 22 mars 2011 à 10h00
Mardi 22 Mars 2011 10:27:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : Les travaux en vue de rétablir l’alimentation électrique se poursuivent mais la mise sous tension n’est pas réalisée.
I. Situation de la centrale de Fukushima
Le maintien d’un niveau minimum d’eau dans les piscines reste une priorité. Les piscines des réacteurs n°3 et 4 font l’objet de manière intermittente d’aspersion massive d’eau de mer à l’aide d’un canon à eau.
La situation des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 reste identique à celle des derniers jours. L’injection d’eau de mer se poursuit, mais les combustibles sont significativement endommagés et restent en partie hors d’eau. L’exploitant japonais TEPCO n’aurait plus procédé à des décompressions volontaires des enceintes depuis 4 jours.
TEPCO poursuit ses efforts pour rétablir l’utilisation des moyens plus robustes de refroidissement. Le 22 mars, les réacteurs n°1, 2, 5 et 6 ont été connectés au réseau électrique externe. Les réacteurs n°5 et 6 sont sous tension. Des vérifications (pompes, tableaux électriques,…) sont en cours pour les réacteurs n°1 et 2 avant la mise sous tension. Le réacteur n°4 aurait été relié au réseau électrique externe à midi, heure locale. TEPCO estime pouvoir relier également le réacteur n°3 au réseau aujourd’hui.
De la fumée blanche s’est échappée du réacteur n°2 le 21 mars en fin d’après-midi (heure locale). Ce dégagement a coïncidé avec une hausse de la mesure de radioactivité située à l’entrée du site. De la fumée noire puis grisâtre s’est également échappée pendant quelques heures du réacteur n°3. Le personnel se trouvant à proximité a été évacué. Des fumées blanches seraient toujours visibles le 22 mars, à 9h30, heure locale, mais l’origine de ces dégagements de fumée est inconnue. Le personnel a été autorisé à revenir sur le site depuis 14h (heure locale). -
Communiqué de presse n°16 du lundi 21 mars 2011 à 17h00
Lundi 21 Mars 2011 17:26:00 - Communiqué de presse
Le collège de l’ASN a consacré sa réunion du lundi 21 mars 2011 à faire le point sur l’accident de Fukushima..
Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a consacré sa réunion du lundi 21 mars 2011 à faire le point sur l’accident de Fukushima, une semaine après sa délibération du 14 mars 2011, et à entamer la réflexion sur les suites qu’il estime nécessaires.
Le collège de l’ASN renouvelle son témoignage de sympathie au peuple japonais à l’occasion du drame national qu’il subit. Le collège salue plus spécialement les efforts courageux des personnes intervenant sur la centrale nucléaire de Fukushima.
La crise nucléaire au Japon est loin d’être terminée. L’ASN tout entière reste donc mobilisée. Son centre d’urgence est activé 24h/24h depuis le vendredi 11 mars 2011. Les médias et le public sont régulièrement informés. L’ASN demeure en contact direct avec l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et en relation permanente avec le Gouvernement, l’ambassade de France au Japon, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’ASN se concerte régulièrement avec ses homologues étrangers. -
Communiqué de presse n°15 du lundi 21 mars 2011 à 9h00
Lundi 21 Mars 2011 09:22:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi : L’exploitant poursuit ses efforts pour maintenir des moyens provisoires de refroidissement et rétablir l’alimentation électrique du site. L’évolution de la situation demeure incertaine.
I. Situation de la centrale de Fukushima
Le maintien d’un niveau minimum d’eau dans les piscines reste une priorité. Les piscines des réacteurs n°3 et 4 font l’objet de manière intermittente d’aspersion massive d’eau de mer à l’aide d’un canon à eau. La piscine du réacteur n°2 aurait également été refroidie ponctuellement par injection d’eau de mer.
La situation des coeurs des réacteurs 1, 2 et 3 reste identique à celle des derniers jours. L’injection d’eau de mer se poursuit mais les combustibles sont significativement endommagés et restent en partie hors d’eau. De nouvelles décompressions volontaires des enceintes de confinement conduisant à des rejets radioactifs sont toujours envisagées.
L’exploitant TEPCO poursuit ses efforts pour rétablir l’utilisation des moyens plus robustes de refroidissement. Une ligne électrique à haute tension a pu être posée jusqu’à la centrale. Les réacteurs n°1, n°2, n°5 et n°6 ont pu être connectés au réseau, mais les équipements électriques doivent faire l’objet de vérifications avant d’envisager leur branchement. Ces vérifications pourraient prendre plusieurs jours.
Les conditions de travail demeurent difficiles du fait du niveau de rayonnement sur le site. Ainsi, à 500 mètres du réacteur n°3, les débits d’équivalents de dose évoluent peu, restant supérieurs à 2 mSv/h, obligeant les opérateurs à limiter au maximum leur présence. -
Communiqué de presse n°14 du dimanche 20 mars 2011 à 13h00
Dimanche 20 Mars 2011 14:14:00 - Communiqué de presse
Séisme au Japon - L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
La situation reste grave et précaire. Depuis plusieurs jours, il n’y a pas eu d’évolution significative au plan technique. Les rejets radioactifs se poursuivent, en particulier en raison d’opérations de décompression volontaire des enceintes de confinement.
L’utilisation de canons à eau a pour l’instant permis d’éviter un scénario de relâchements radioactifs majeurs à partir des piscines de refroidissement. Toutefois la situation reste fragile, en particulier sur la piscine du réacteur n°3 dont le délai de découvrement du combustible est le plus faible si l’apport d’eau cessait.
La situation des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 reste identique à celle des derniers jours. L’injection d’eau de mer se poursuit mais les combustibles sont significativement endommagés et restent en partie hors d’eau. Il est toujours nécessaire de procéder périodiquement à des décompressions volontaires des enceintes de confinement et donc à des rejets radioactifs.
L’exploitant TEPCO poursuit ses efforts pour rétablir l’utilisation des moyens normaux de refroidissement. Une ligne électrique à haute tension a pu être posée jusqu’à la centrale. Selon les dernières informations dont l’ASN dispose, les équipements électriques n’ont pas encore été remis en service.



