Chapitre 13 : Les installations du cycle du combustible nucléaire


Paris, le 01 Janvier 2009
Publication tous publics
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Numéro 2007

La fabrication du combustible puis le retraitement de celui-ci à l'issue de son passage dans les réacteurs nucléaires constituent le cycle du combustible. En 2007, les installations du cycle du combustible n'ont pas connu de problème notable de sûreté. Cependant, dans un contexte où les contraintes économiques se font de plus en plus présentes, l'ASN veille à ce qu'à ce que la sûreté nucléaire reste la première priorité des exploitants.

L'intégration au sein du groupe AREVA de l'ensemble des exploitants du cycle du combustible français a conduit à accroître la cohérence entre les différentes installations, cohérence favorable à la sûreté.

À cet égard, le groupe AREVA a poursuivi en 2007 la mutation de ses activités sur le site du Tricastin, avec l'arrêt annoncé d'anciennes installations telles que l'INB COMURHEX ou Eurodif. Cette installation sera remplacée par une nouvelle usine d'enrichissement par centrifugation qui apportera une amélioration sensible de la sûreté du fait notamment de la réduction des quantités d'UF6. L'ASN considère ces évolutions comme positives.

Sur le site de Romans-sur-Isère, l'année 2007 aura été marquée par la poursuite de la campagne de mise en service des nouveaux équipements associés à la rénovation de l'usine de la société FBFC et par la réévaluation de la sûreté des ateliers de la société CERCA. L'ASN attend à la fois la confirmation des progrès déjà obtenus en termes de sûreté et la maîtrise de la gestion des parcs à déchets du site. Elle sera attentive au bon déroulement de ces programmes ainsi qu'aux améliorations enregistrées.

En ce qui concerne l'usine Mélox de Marcoule, deux points vont retenir toute l'attention de l'ASN : la maîtrise de la dosimétrie et la capacité à prévenir le risque lié au facteur humain. L'ASN prend là en compte à la fois l'augmentation de la capacité de production sans modification notable de l'outil industriel et l'évolution des matières mises en œuvre. Ces deux points de suivi seront au centre de l'action de contrôle de l'ASN dans les années à venir.

Enfin, les efforts consacrés chaque année au contrôle des installations sur le site de La Hague permettent de conforter l'ASN dans son jugement sur le professionnalisme avec lequel le site est exploité. Cependant, l'ASN souhaiterait retrouver la même rigueur dans la qualité des dossiers qui lui sont soumis, en particulier dans le cadre des réexamens de sûreté des installations. De plus, l'ASN veillera particulièrement au respect par l'exploitant des échéances quant à la reprise des déchets anciens et au retour des déchets étrangers vers leurs pays d'origine. La mise à l'arrêt et le démantèlement d'un certain nombre d'ateliers anciens de l'usine UP2 400 restent parmi les sujets prioritaires qui font et feront l'objet d'une attention soutenue de l'ASN. À cet égard, à la demande de l'ASN, le Groupe permanent d'experts pour les usines examinera prochainement les opérations de démantèlement de l'INB 80 retenues par AREVA NC. Il s'agira, d'une part d'identifier les éventuels points rédhibitoires du point de vue de la sûreté, de la radioprotection ou de la gestion des déchets et effluents, d'autre part les opérations qui nécessiteraient, avant leur engagement, un examen de sûreté particulier qui pourrait être appelé par le décret d'autorisation de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement.