Chapitre 1 : Activités nucléaires, rayonnements ionisants et risques pour la santé


Paris, le 07 Avril 2006
Publication tous publics
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En complément des actions de réglementation et de contrôle qui lui sont confiées, l’ASN suit de façon attentive l’évolution des recherches et des connaissances dans le domaine de la santé et des rayonnements ionisants et de la doctrine internationale en matière de radioprotection. Plus précisément :

a) La mise en place d’une véritable veille scientifique dans le domaine des rayonnements ionisants, selon les recommandations de la commission Vrousos et du Plan national santé environnement, suppose des moyens importants qui ne sont pas réunis aujourd’hui. Dans l’attente, l’IRSN doit publier périodiquement des synthèses sur des thèmes de recherche qu’elle a engagés.

b) Il convient de rester attentif aux travaux de la CIPR qui procède à la mise à jour de ses recommandations publiées en 1990. De nouvelles propositions de recommandations sont attendues en 2006. Ainsi, l’ASN suivra attentivement ces travaux d’autant plus que l’AIEA et la Commission européenne ont déjà annoncé leur intention de procéder, de façon concertée, à la mise à jour des « normes de base » internationales qui sous-tendent les directives communautaires et la réglementation européenne dans le domaine de la radioprotection.

c) La surveillance des expositions mérite un effort particulier dans le but de mieux identifier les catégories ou groupes de populations les plus exposés. L’intérêt est triple : cette connaissance doit permettre de mieux cibler les efforts de réduction des risques (optimisation), de disposer d’indicateurs fiables pour évaluer l’efficacité de la politique publique et de développer des enquêtes épidémiologiques pour mieux approcher le risque. La surveillance des expositions des patients et la surveillance du radon dit domestique constituent deux domaines prioritaires pour l’ASN :

  • ainsi, le plan national d’actions destinées à connaître les expositions aux rayonnements ionisants d’origine médicale (PASEPRI) que l’ASN a mis en place en 2004, en collaboration avec l’IRSN et l’InVS, a commencé à apporter dès 2005 des informations nouvelles, plus précises, concernant l’estimation des doses délivrées aux patients. Il sera poursuivi en 2006, en y associant les sociétés savantes concernées.
  • par ailleurs, l’ASN poursuit la mise en œuvre d’un plan d’actions sur le risque lié au radon dans l’habitat. Ce plan conduit à préparer les mesures nécessaires pour intégrer la mesure du radon dans le dossier sanitaire de l’habitat exigé lors des transactions immobilières. Il devrait contribuer à terme à mieux connaître les expositions au radon dans les départements les plus concernés par ce gaz radioactif.