Les comprimés d'iode


Mis à jour le 06 Octobre 2009
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A quoi servent les comprimés d’iode ?

L’iodure de potassium, appelé iode stable, est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde. La prise d’iode stable, associée à la mise à l’abri est un moyen de protéger efficacement la thyroïde contre les effets des rejets radioactif qui pourraient se produire en cas d’accident nucléaire.
En cas d’accident nucléaire, le rejet d’iode radioactif dans l’atmosphère constituerait le risque sanitaire le plus important pour la population. Respiré ou avalé, ce dernier se fixerait sur la glande thyroïde et pourrait  accroître le risque d’apparition de cancer de cet organe, surtout chez les enfants. L’iode stable sature la glande qui ne peut plus capter ou fixer l’iode radioactif.


Tout le monde est-il autorisé à prendre des comprimés d’iode ?

Oui, ces comprimés d’iodure de potassium dosés à 65 mg peuvent être pris par tous. La posologie est à adapter en fonction de l’âge des personnes :
-    2 comprimés pour les adultes – y compris les femmes enceintes - et les jeunes de plus de 12 ans ;
-    1 comprimé pour les enfants de 3 à 12 ans ;
-    un demi-comprimé pour les enfants de 1 mois à 3 ans ;
-    un quart de comprimé pour les bébés jusqu’à 1 mois.


Pourquoi le dosage du comprime est-il passé de 130 à 65 mg ?

Il s’agit d’une harmonisation avec les pays voisins (Allemagne, Belgique et Suisse notamment).
Les comprimés d’iode stable dosés à 65 mg sont quadri sécables. Cela permet de faciliter l’usage de ce médicament chez les enfants et les nourrissons. Cela implique en revanche une modification de la posologie.


Pendant combien de temps, les comprimés d’iode sont-ils efficaces après ingestion ?

L’efficacité de l’iode est de 24 heures. Les comprimés d’iode ont le maximum d’efficacité s’ils sont ingérés deux heures avant le rejet d’iode radioactif.


Pour une efficacité maximale, il faudrait pouvoir prendre ces comprimés 2 heures avant le rejet d’iode radioactif, comment anticiper le besoin ?

Les rejets radioactifs d’un réacteur nucléaire sont prévisibles en cas d’accident. Le préfet en sera informé à l’avance et pourra donc ordonner la prise d’iode.


Faut-il avoir toujours sur soi des comprimés d’iode ?

Non, il suffit de conserver la boîte de comprimés dans un endroit accessible, à l’abri de l’humidité, hors de portée des enfants, et facile à mémoriser.


A quel moment doivent être pris ces comprimés ?

En cas d’accident nucléaire, le comprimé doit être pris immédiatement lorsque le préfet en donne la consigne et uniquement à ce moment-là.


Les animaux de compagnie sont-ils concernés ?

Il est possible de donner un quart ou un demi-comprimé à un animal de compagnie (chien ou chat), selon sa taille. Il faut en amont demander conseil à un vétérinaire.


Si une personne est allergique à l’iode, que doit-elle faire ?

En cas d’allergie connue à l’iode, il est nécessaire de consulter et de demander conseil à son médecin traitant dès à présent.


Comment sera informée la population en cas d’accident nucléaire ?

Le préfet utilisera tous les moyens d’informations existants pour alerter la population et donner les consignes à suivre : les sirènes, la télévision, la radio, les sirènes, les véhicules avec haut-parleurs des pompiers et des gendarmes.
La consigne de prise d’iode sera donnée par le préfet.


Certains spécialistes affirment que l’iode stable n’a aucune efficacité sur les adultes, qu’en pensez-vous ?

Plus la personne est jeune, plus la sensibilité de la thyroïde à la fixation de l’iode est importante, et ceci explique que les femmes enceintes, les nouveaux-nés, les enfants sont les personnes à protéger en priorité. Néanmoins, la protection de la thyroïde des adultes est justifiée car il est difficile de déterminer une limite d’âge quant à l’efficacité de la prise du comprimé d’iode.


En cas d’accident nucléaire grave, des émanations radioactives, autres que l’iode, seront présentes dans l’atmosphère. Comment s’en protéger ?

En effet, en cas d’accident nucléaire grave, d’autres éléments radioactifs nocifs pour la santé pourraient être rejetés. Il s’agit principalement de gaz rares qui ne se fixent pas sur l’organisme. Les comprimés d’iode ne protègent que de l’iode radioactif, c’est pourquoi d’autres mesures seraient prises : la mise à l’abri, des restrictions alimentaires ou l’évacuation en fonction de la gravité des rejets.
C’est le préfet qui ordonne de telles mesures.