Les actions de protection de la population
En cas d'accident nucléaire, il est convenu de distinguer la phase de menace, la phase d'urgence et la phase post-accidentelle. Les mesures de protection de la population prennent en compte notamment l'importance et la cinétique de l'événement.
Phase de menace : période liée à un événement précédant une éventuelle émission de matière radioactive durant laquelle des actions peuvent être engagées à titre préventif.
Phase d'urgence : Phase caractéCircuit d'injection de sécurité (REP)risée par une émission, durant laquelle des actions sont engagées, dans l'urgence de façon à limiter les conséquences d'un événement.
Phase post-accidentelle : phase de traitement des conséquences de l'événement.
Les actions de protection des populations qui peuvent être mises en oeuvre durant la phase d'urgence sont décrites dans le plan de secours applicable à l'installation ou l'activité concernée.
Les actions mises en oeuvre visent à protéger les populations et d'éviter les affections attribuables à une exposition aux rayonnements ionisants et aux substances chimiques toxiques éventuellement présentes dans les rejets.
En cas d'accident grave, et à titre préventif, plusieurs mesures peuvent être envisagées par le préfet pour protéger la population :
- la mise à l'abri et à l'écoute : les personnes concernées, alertées par une sirène, devraient se mettre à l'abri dans un bâtiment en dur, toutes ouvertures soigneusement closes, et y rester à l'écoute des consignes du préfet ;
- la prise de comprimé d'Corps simple dont le numéro atomique est 53. L’iode naturel est composé d’un isotope stable (iode 127) et d’isotopes radioactifs. Ces isotopes radioactifs sont produits en grande quantité dans les produits de fission de l’uranium et du plutonium utilisés dans l’industrie nucléaire.La glande thyroïde (petite glande située à la base du cou et fabriquant entre autre les hormones thyroïdiennes iodées) absorbe l’iode présents dans l’alimentation, la boisson et l’air. Le manque ou l’excès d’iode peut entrainer des maladies de la thyroïde qui peut alors fonctionner trop faiblement (hypothyroïdie) ou trop fortement (hyperthyroïdie).L’iode non radioactif est utilisé en radiologie comme produit de contraste car il est opaque aux rayons X.En revanche, l’iode radioactif est utilisé en scintigraphie pour réaliser des images (Iode 123) ou des traitements de certains cancers de la glande thyroïde (Iode 131).L’iode 131, émis lors des accidents nucléaires notamment, peut être fixé par la glande thyroïde et pourrait (en fonction de la quantité incorporée) entraîner des maladies de la glande thyroïde, dont des cancers.iode stable : sur ordre du préfet, les personnes susceptibles d'être touchées par ces rejets devraient prendre la Quantité d'énergie communiquée à un milieu par un rayonnement ionisant.dose prescrite de comprimés d'iodure de potassium ;
- l'évacuation : en cas de menace imminente de rejets radioactifs importants, le préfet peut ordonner l'évacuation. Les populations sont alors invitées à préparer un bagage, mettre en sécurité le domicile et quitter celui-ci pour se rendre au point de regroupement le plus proche ;
- l'interdiction ou la limitation de consommation de denrées alimentaires : afin de limiter la Mise en contact du corps avec une source radioactive. Dans le cas du corps humain, la contamination peut être interne (suite à inhalation, ingestion ou par une plaie) ou externe (dépôt sur la peau). Une contamination externe peut être éliminée par simple lavage.contamination par ingestion, l'interdiction de consommation de denrées alimentaires contaminées peut être prononcée par anticipation durant la phase d'urgence. Dans ce but, des niveaux maximum admissibles ont été fixés pour les aliments.
Le préfet doit assurer une information régulière de la population sur l'évolution de la situation et de ses conséquences. Il peut rappeler aux personnes qu'elles ne doivent pas prélever, dans leur jardin individuel ou leur exploitation, des végétaux à des fins de consommation pendant la période de mise à l'abri.



