Les risques liés aux installations du cycle
Les installations du cycle présentent des risques très divers, en fonction des types de radionucléides et des procédés et produits chimiques utilisés.
Les risques présentés par les installations de l'amont du cycle
Les installations de l'amont du cycle mettant en oeuvre de l'uranium sous forme d'hexafluorure ou de poudres induisent principalement :
- des risques liés à la toxicité chimique des réactifs employés, de l'uranium et de l'acide fluorhydrique résultant de la décomposition de l'hexafluorure d'uranium en cas de fuite ;
- des risques de criticité (réactions en chaîne de fission nucléaire) lorsque l'uranium est enrichi à plus de 1% d'isotope 235 ;des risques liés à l'utilisation de matières radioactives et fissiles (uranium enrichi et plutonium) : dissémination de ces matières et exposition des travailleurs et de la population aux rayonnements ionisants.
Les risques présentés par les installations de l'aval du cycle
Les usines mettant en oeuvre du plutonium et des combustibles usés présentent l'ensemble des risques liés à l'utilisation de matières irradiantes de forte radiotoxicité :
- dissémination de matières radioactives et exposition aux rayonnements ionisants (le risque lié à l'absorption par les voies naturelles impose au procédé d'être conçu de telle sorte que la matière soit continûment confinée);
- criticité (le plutonium est nettement plus réactif que l'uranium);
- explosion liée aux gaz de radiolyse émis ;
- dégradations d'équipements ou de matériaux induites par le dégagement de chaleur des matières radioactives.



