Les enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection
Les risques liés aux installations du cycle du combustible sont essentiellement les risques industriels classiques (incendie et explosion notamment) et ceux liés aux agressions externes (séisme, inondation, environnement industriel…) qui constituent des initiateurs possibles d'incident et d'accident. De même, les risques liés aux facteurs humains et organisationnels méritent une attention toute particulière, ainsi que le montre le retour d'expérience d'accidents survenus à l'étranger.
Aujourd'hui, de nombreuses évolutions marquent l'ensemble du cycle du combustible : arrivée à maturité des installations de retraitement, ancienneté de certaines installations nécessitant leur rénovation ou leur arrêt, augmentation des taux de combustion et de l'enrichissement du combustible, internationalisation de la fourniture de combustible neuf, nouveaux contrats de retraitement.
Ces évolutions répondent à des motivations économiques et industrielles des exploitants concernés, principalement EDF. Ainsi, l'augmentation des taux de combustion accompagnée de celui de l'enrichissement en isotope 235 de l'uranium et les nouvelles gestions proposées par EDF participent, pour l'industriel, à une meilleure utilisation du combustible et conduisent donc à une réduction du coût de production.
La position de l'ASN
L'ASN ne prend pas partie sur l'opportunité de ces évolutions qui répondent à une logique industrielle. Elle reste cependant vigilante et s'assure, à chaque étape, que les questions de sûreté soulevées sont analysées de façon approfondie.
Elle ne donne son autorisation que lorsque des conditions de sûreté satisfaisantes sont réunies. Au-delà de l'examen ponctuel de chacune des évolutions, elle veille également à la cohérence globale des choix réalisés, en termes d'impact sur l'ensemble des installations du cycle.



