Les déchets radioactifs


Mis à jour le 12 Janvier 2010
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La sûreté des centrales nucléaires La sûreté des centrales nucléaires

En matière d’activités nucléaires, l’exigence est toujours la même : limiter autant que possible le volume et la nocivité des déchets radioactifs. Mais il paraît utopique d’espérer réduire à zéro la production de ces substances émettrices de rayonnements devenues inutilisables et potentiellement dangereux pour la santé publique ou l’environnement. C’est pourquoi des filières de gestion qui organisent le tri de ces déchets, leur traitement, leur conditionnement, leur entreposage provisoire ou leur stockage définitif, se sont mises en place ou sont en cours d’achèvement.

Pour évaluer le risque radiologique associé à un déchet, il faut prendre en compte sa radioactivité, c’est-à-dire la quantité de rayonnement qu’il émet, mais également sa durée de vie, c’est-à-dire la période de temps pendant laquelle il est capable de rayonner. Car la radioactivité d’une substance décroit avec le temps. La loi « déchets » distingue les déchets de très faible, faible, moyenne et haute activité, ainsi que ceux de très courte durée de vie (pour lesquels la radioactivité est divisée par deux en moins de cent jours), de courte durée de vie (en moins de 30 ans) et de longue durée de vie (en plus de 30 ans).

Les déchets d’EDF

Les déchets produits par les centrales nucléaires d’EDF sont de différents types : les déchets activés dans les cœurs des réacteurs et les déchets résultant de l’exploitation et de l’entretien des centrales nucléaires. À cela s’ajoutent les déchets anciens et les déchets issus de la déconstruction des centrales nucléaires en cours de démantèlement.

EDF est propriétaire des déchets produits dans ses centrales nucléaires. Il est à noter qu’EDF est également propriétaire de déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue issus des combustibles usés, après traitement dans l’usine AREVA de La Hague, dans la Manche, pour la part qui lui revient.

Certains déchets, par exemple de faible activité et à vie longue, sont entreposés dans des silos semi-enterrés à Saint-Laurent-des-eaux, dans le Loir-et-Cher. D’autres, de haute activité et à vie longue, ont été obtenus après traitement des combustibles usés dans l’usine AREVA de la Hague, dans la Manche, et sont immergés dans les piscines des centrales nucléaires en attendant leur futur stockage dans une installation spécialisée au Bugey, dans l’Ain.


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