En cas d’incident ou d’accident


Mis à jour le 11 Janvier 2010
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La sûreté des centrales nucléaires La sûreté des centrales nucléaires

En cas d’incident dans une centrale nucléaire (par exemple en cas de rupture d’une tuyauterie du circuit primaire), il revient à l’exploitant de ramener le réacteur dans un état stable et de l’y maintenir. Bien que tout soit fait pour éviter leur occurrence, un accident grave pourrait conduire à ne plus pouvoir refroidir le combustible nucléaire dans la cuve du réacteur. Cette situation peu probable pourrait conduire à une fusion du combustible et à des rejets dans l’enceinte de confinement puis à l’extérieur, et avoir des conséquences pour la santé du public et pour l’environnement.

Jusqu’à l’accident de Three Mile Island, le 29 mars 1979, aux Etats-Unis, l’exploitant devait mettre en œuvre une approche dite « événementielle » pour corriger les anomalies de fonctionnement. Elle consistait, pour chaque type d’incident ou accident, à réagir en menant à bien une suite d’actions prédéterminées. Mais cette approche ne permet pas de gérer les situations complexes où l’événement à l’origine du problème se complique de défaillances matérielles ou humaines.

Cette approche a donc été remplacée progressivement par une autre : l’approche par état. Elle consiste à appliquer des stratégies de conduite (c’est-à-dire de pilotage) du réacteur en fonction de l’état réel de la chaudière, quels que soient les événements qui ont conduit à cet état. Un diagnostic permanent permet, si l’état se dégrade, d’abandonner la procédure en cours et d’en appliquer une autre, plus adaptée.


Contrôler, communiquer, informer

De son côté, l’ASN participe à la gestion des situations d’urgence. Elle vérifie et s’assure qu’EDF maîtrise l’incident et en limite les conséquences.

L’ASN apporte son concours au gouvernement et communique au préfet son avis sur les mesures à prendre pour assurer la protection de la population. Ainsi le préfet pourra prendre les décisions de protection sanitaire les plus appropriées. Il demandera par exemple aux riverains de rester chez eux, dans une pièce calfeutrée, le temps que la situation se stabilise.

L’ASN informe également les médias et le public sur l’événement en cours, en coordination avec les autres acteurs, comme le préfet ou l’exploitant. Elle fournit tous les renseignements utiles au Gouvernement ainsi qu’aux Autorités de sûreté nucléaire des pays frontaliers.

Un centre d’urgence sécurisé

Pour mener à bien ses missions, l’ASN dispose de son propre centre d’urgence relié aux installations nucléaires par des lignes dédiées sécurisées. Il lui permet d’alerter rapidement ses agents et d’échanger des informations avec ses interlocuteurs (exploitant, services de l’Etat, Commission européenne, etc.) de la manière la plus fiable.

Le centre d’urgence a été activé en conditions réelles à huit reprises : par exemple en 1999, lorsque la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été inondée lors d’une des deux « grandes tempêtes » de décembre. Ou encore en 2007, à l’occasion d’une panne électrique survenue dans la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (Loiret). Plus récemment, le centre d’urgence a été activé à deux reprises suite aux tempêtes de 2009 et du déclenchement préventif du plan d'urgence interne de la centrale nucléaire du Blayais. Le centre d’urgence est également utilisé à l’occasion d’exercices plus d’une dizaine de fois par an. Ainsi l’ASN s’assure-t-elle régulièrement que son organisation est adaptée à tous les scenarios de crise.


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