Agressions naturelles
La sûreté des centrales nucléaires
La sûreté des centrales nucléaires doit être garantie en toutes circonstances, même lorsque les conditions naturelles se dégradent.
Séismes
Les bâtiments et matériels nécessaires aux trois fonctions fondamentales de sûreté – confinement, refroidissement et évacuation de la puissance résiduelle, maîtrise de la réactivité – des centrales nucléaires ont été conçus pour assurer ces fonctions pour les plus forts séismes survenus dans la région du site. Mais les exigences en la matière font l’objet de révisions régulières en fonction de l’avancée des connaissances. Le « niveau de séisme » à prendre en compte au moment de la conception des centrales nucléaires est régulièrement réévalué notamment lors des réexamens périodiques de sûreté. Des études sont en cours pour vérifier si les matériels et les structures existants devraient être modifiés pour répondre aux nouvelles exigences.
Inondations
En 1999, certaines parties de la centrale du Blayais (bâtiment combustible, station de pompage) ont été envahies par les eaux à l’occasion d’une des « grandes tempêtes » du mois de décembre. A la suite de ces évènements, EDF a réévalué le risque d’inondation ainsi que les moyens de protection contre ce risque dans ses centrales nucléaires. Les exigences vis-à-vis du risque d’inondation comme les pluies de forte intensité, les ruptures de barrage ou les remontées de nappe phréatique ont ainsi été renforcées. Les travaux à mener pour améliorer la protection de chaque site ont été réalisés.
Canicule et sécheresse
Conséquence de la canicule de l’été 2003 et des grandes chaleurs de l’été 2006, de nombreux cours d’eau en France ont vu leur débit se réduire considérablement tandis que leur température s’élevait. Elles ont également entraîné des températures élevées de l’air, provocant une augmentation de la température dans les locaux des centrales nucléaires. Les grandes chaleurs du mois de juillet 2006 ont également conduit à une élévation de la température de certains cours d’eau au-delà des valeurs rencontrées historiquement.
Or, plusieurs centrales nucléaires dépendent de cours d’eau avoisinants pour leur refroidissement. Avec ces canicules, certaines limites, jusqu’alors prises en compte pour le fonctionnement et l’exploitation des réacteurs, ont été atteintes. EDF a ainsi dû concilier le maintien de la production électrique et le respect de l’environnement. Certaines centrales ont en effet rejeté une eau dont la température était légèrement plus élevée que prévu dans les cours d’eau.
Afin de mieux répondre au risque de canicule et de sécheresse, EDF a réexaminé le fonctionnement des installations dans des conditions de températures plus élevées que celles retenues à la conception. EDF a déjà réagi en augmentant la capacité de certains échangeurs thermiques.
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