Les facteurs organisationnels et humains


Mis à jour le 12 Janvier 2010
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La sûreté des centrales nucléaires La sûreté des centrales nucléaires

Longtemps, l’homme a été considéré comme le point faible de la sûreté des centrales nucléaires, celui par qui arrivaient les défaillances techniques. Mais cette vision a évolué. Au niveau international, on considère aujourd’hui que les exploitants des centrales nucléaires doivent s’appuyer sur les personnels - sur leurs capacités d’adaptation, d’interrogation et de réaction face aux situations imprévues - afin d’en faire un maillon essentiel de la sûreté.

Cela suppose que soient pris en compte tous les facteurs organisationnels et humains : capacités, limites et compétences des agents, fonctionnement des équipes de travail, procédures d’exploitation, contraintes liées à l’environnement de travail, etc.

Des compétences pour garantir la sûreté

Pour des activités à risque comme c’est le cas dans une centrale nucléaire, la mise en place de dispositif de gestion des compétences s’avère indispensable pour assurer que l’exploitant dispose à tout moment des compétences appropriées et en nombre suffisant.

Il est de la responsabilité de l’exploitant de s’organiser pour assurer la gestion de ses compétences. L’ASN considère toutefois qu’un tel dispositif doit permettre la gestion des compétences dans son ensemble, depuis l’identification des compétences nécessaires à la réalisation des activités jusqu’à l’évaluation des compétences mises en œuvre, en passant par la détermination des besoins et la réalisation d’actions appropriées en termes de formation, d’entraînement, de recrutement ou de recours à la sous-traitance. De plus, le système de gestion doit permettre à l’exploitant d’anticiper le renouvellement des compétences de façon à garantir que les compétences nécessaires seront disponibles à tout moment quelque soit le volume des départs.

Au niveau international, la démarche de gestion des compétences proposée par l’AIEA repose sur une « approche systématique de la formation » présentée comme un processus en cinq étapes doté d’une boucle d’amélioration continue, depuis l’analyse des tâches et des besoins de formation jusqu’à l’évaluation des formations et le contrôle régulier des compétences. Entre autres, l’AIEA souligne la nécessité de développer des compétences non techniques (travail en équipe, communication, culture de sûreté...) et ce, pas seulement pour les managers mais pour tout le personnel impliqué.

Les sous-traitants sont concernés

Tous ces efforts manqueraient leur cible - renforcer la sûreté des centrales nucléaires en s’appuyant sur les hommes - si les prestataires n’y étaient également associés. En effet, EDF fait appel à un grand nombre de prestataires, environ 20 000 intervenants, en particulier pour les opérations de maintenance de ses réacteurs. Pour s’assurer que leur travail s’effectue conformément aux règles en vigueur, EDF a mis en place un système de qualification. Il consiste notamment en une évaluation du savoir-faire technique des prestataires. EDF exerce également une surveillance des activités effectuées par les sous- traitants et s’assure qu’ils conservent leurs compétences au fil du temps.


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