Le retour d’expérience
Chaque jour, EDF réalise une surveillance de ses installations à la demande de l’ASN, bien sûr, mais également de sa propre initiative. EDF cultive en effet une « culture interrogative » qui le conduit à rechercher les anomalies par lui-même. A ces anomalies, découvertes parce qu’on les a cherchées, s’ajoutent les événements qui surviennent de façon inopinée.
Chaque « événement significatif », doit être déclaré à l’ASN. En retour, celle-ci s’assure que tous ceux qui ont un impact sur la sûreté nucléaire, la radioprotection et la protection de l’environnement, soient corrigés dans des délais acceptables. Plus un problème porte atteinte à la sûreté d’une centrale nucléaire, plus il doit être traité rapidement. Si elle le juge nécessaire, l’ASN peut exiger la mise à l’arrêt de l’installation en cause tant que la réparation n’est pas effectuée.
Eviter que les anomalies se reproduisent
L’ASN examine périodiquement l’ensemble des événements significatifs déclarés par EDF qui transmet à l’ASN dans le deux mois une analyse détaillée des causes de l’événement ainsi que la liste des actions correctives mises en œuvre. C’est ce qu’on appelle le retour d’expérience. L’ASN peut également faire procéder à une analyse approfondie et indépendante par son appui technique pour les événements significatifs les plus notables : ceux qui paraissent les plus marquants, ceux qui ont tendance à se répéter ou ceux qui touchent l’ensemble des centrales nucléaires.
L’ASN examine la manière dont l’exploitant prend en compte les anomalies détectées et met en œuvre le retour d’expérience. Elle veille également à ce qu’EDF tire les enseignements des événements significatifs survenus à l’étranger.
Page suivante : Les réexamens de sûreté



