Les filières de gestion à développer


Mis à jour le 14 Janvier 2010
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Aujourd'hui en France, 10 % du volume des déchets radioactifs ne disposent pas d'une solution définitive de gestion. Dans l'attente d'une solution de gestion à long terme, ces déchets sont conditionnés et entreposés dans des installations sûres.

Les déchets de faible activité à vie longue


Du fait de leur longue durée de vie, ces déchets ne peuvent être éliminés dans un stockage de surface car il n'est pas possible de bénéficier de leur décroissance radioactive dans un délai compatible avec la permanence d'une surveillance institutionnelle. Cependant, leur faible dangerosité permet d'envisager de les éliminer dans un stockage en subsurface, à une profondeur d'au moins une quinzaine de mètres.

En juin 2008, l'Andra a lancé la recherche d'un site d'implantation pour le stockage de ces déchets. Après consultation des parties prenantes au niveau local, le Gouvernement arrêtera le choix du site fin 2010. L'ouverture de ce futur centre de stockage est prévue en 2019.

Les déchets de moyenne activité et les déchets de haute activité à vie longue


Les déchets de moyenne et de haute activité à vie longue sont issus du procédé de traitement des combustibles usés déchargés des centrales nucléaires. Le procédé de traitement sépare : le plutonium, qui est recyclé dans les combustibles MOX (mixed oxyde fuel) ; l'uranium, qui est en partie recyclé dans des réacteurs à eau pressurisé ; les produits de fission et d'activation, notamment les actinides mineurs, qui sont vitrifiés dans des conteneurs destinés au stockage profond, après une période d'entreposage nécessaire à leur refroidissement.

Ces déchets vitrifiés sont dits de haute activité. Le traitement des combustibles irradiés produit également des déchets de moyenne activité à vie longue, notamment les colis de coques et embouts ou les bitumes issus du traitement d'effluents.

Afin de disposer d'une filière de gestion définitive pour ces déchets, la loi de programme du 28 juin 2006 sur la gestion durable des matières et des déchets radioactifs a prévu la poursuite des recherches selon les 3 axes initiés en 1991 : la séparation des radionucléides à vie longue et leur transmutation en vue de les transformer en radionucléides à vie courte ; le stockage, réversible ou irréversible, en formations géologiques profondes ; l'entreposage de longue durée, dans l'attente d'une solution de gestion finale.

Le cas particulier des déchets de faible et moyenne activité à vie courte


Parmi les déchets de faible ou moyenne activité à vie courte, certains ont des caractéristiques telles qu'ils ne peuvent être actuellement acceptés au Centre de stockage de l'Aube à Soulaines, sans une autorisation complémentaire de la part de l'ASN. C'est notamment le cas de certaines sources scellées qui présentent des activités concentrées et qui même après 300 ans pourraient continuer à présenter une radioactivité significative. Ainsi, seules des sources d'activité limitées peuvent être stockées dans le centre de l'Aube.

La loi du 28 juin 2006 prévoit que des procédés devront être définis d'ici fin 2008 pour permettre le stockage des sources scellées usagées dans des centres existants ou à construire.