Les types de déchets
Les déchets de très courte durée de vie
Il s'agit principalement de déchets hospitaliers. Les usages médicaux de la radioactivité, qu'il s'agisse de diagnostic ou de thérapie, mettent généralement en jeu des radioéléments de très courte durée de vie.
Les déchets de très faible activité (TFA)
Outre les déchets provenant de l'exploitation passée de mines d'uranium en France, les déchets de très faible activité proviennent essentiellement du démantèlement des installations nucléaires, des sites industriels classiques ou de recherche qui utilisent dans le cadre de leur production des substances faiblement radioactives (bétons, gravats, plastiques et ferrailles). Ils représentaient en 2004 14% de l'ensemble du volume des déchets produits. Ils proviennent également de l'assainissement de sites pollués par des substances radioactives. Les déchets TFA ont un niveau de radioactivité généralement compris entre 1 et 100 Becquerels par gramme (Bq/g), qui décroît en quelques dizaines d'années jusqu'à un niveau moyen de quelques Bq/g.
Les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC)
Les déchets de faible et moyenne activité à vie courte représentaient en 2004 76.8% de l'ensemble du volume des déchets produits. Ils ont une période (ou "demi-vie") inférieure à 30 ans. Ils proviennent des réacteurs nucléaires, des usines du cycle du combustible, des centres de recherche, des laboratoires universitaires et des hôpitaux. Ce sont essentiellement des déchets de fabrication, des équipements et des matériaux usagés des sources scellées, des chiffons de nettoyage et des vêtements de protection. Entrent également dans cette catégorie certains produits résultant du traitement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires (filtres, résines de traitement de l'eau...).
Parmi les déchets de faible ou moyenne activité à vie courte, certains ont des caractéristiques telles qu'ils ne peuvent être actuellement acceptés au Centre de stockage de l'Aube à Soulaines, C'est notamment le cas de certaines sources scellées qui présentent des activités concentrées et qui même après 300 ans pourraient continuer à présenter une radioactivité significative.
Les déchets de faible activité à vie longue (FA-VL)
Il s'agit essentiellement des déchets radifères et des déchets graphites. Les déchets radifères sont des déchets minéraux issus principalement du traitement du minerai d'uranium, du démontage et de la récupération d'objets contenant du radium. Les déchets graphites proviennent des premières centrales électriques (anciens réacteurs de la filière uranium naturel-graphite-gaz [UNGG]). Ils représentaient en 2004 4,6 % de l'ensemble du volume des déchets produits.
Les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL)
Ils sont en grande majorité issus de l'industrie nucléaire. Les déchets de moyenne activité sont principalement des déchets de procédé (coques et embouts de combustibles irradiés, boues provenant du traitement des effluents) et de maintenance en exploitation provenant des installations de retraitement et des centres de recherche, ou encore certains déchets activés. Ils représentaient en 2004 4,4 % de l'ensemble du volume des déchets produits.
Les déchets de haute activité à vie longue (HA)
vitrif_01Les déchets de haute activité ont généralement pour origine les produits de fission et d'activation issus du traitement des combustibles irradiés. Les déchets vitrifiés se caractérisent par un dégagement de chaleur important (jusqu'à 4 kW par conteneur de 150 litres), qui rend nécessaire la mise en oeuvre d'un moyen de refroidissement. On compte également parmi les déchets de haute activité les combustibles irradiés dans les réacteurs de recherche du CEA et ceux des combustibles irradiés d'EDF qui ne feraient pas l'objet d'un retraitement.
Il n'existe pas actuellement de filière d'élimination de ces déchets, qui sont, pour le moment, entreposés dans des installations nucléaires. Des recherches pour leur élimination sont menées conformément à l'article 3 de la loi du 28 juin 2006.
Ils représentaient en 2004, 0.2% de l'ensemble du volume des déchets produits. En effet, s'ils contiennent, avec les déchets faiblement ou moyennement radioactifs à durée de vie longue, 95 % de la radioactivité totale, ils ne constituent que 1 % du volume des déchets radioactifs en France.



