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La radiologie et scanographie
La radiologie est fondée sur le principe de l’atténuation différentielle des rayons X dans les organes et tissus du corps humain. Les informations sont recueillies soit sur des films radiologiques soit, de plus en plus souvent, sur des supports numériques permettant le traitement informatique des images obtenues, leur transfert et leur archivage.
Le radiodiagnostic, la plus ancienne des applications médicales des rayonnements, est la discipline qui regroupe toutes les techniques d’exploration morphologique du corps humain utilisant les rayons X produits par des générateurs électriques. Occupant une place prépondérante dans le domaine de l’imagerie médicale, il comprend diverses spécialités et une grande variété d’examens :
Le radiodiagnostic médical
- La radiologie conventionnelle met en œuvre le principe de la radiographie classique et couvre la grande majorité des examens radiologiques réalisés. Il s’agit principalement des examens osseux, du thorax et de l’abdomen. La radiologie conventionnelle peut se décliner en trois grandes familles :
- le radiodiagnostic réalisé dans des installations fixes réservées à cette discipline ;
- le radiodiagnostic mis en œuvre ponctuellement à l’aide d’appareils mobiles, notamment au lit du malade ; cette pratique est cependant limitée au cas des patients intransportables ;
- le radiodiagnostic effectué au bloc opératoire comme outil contribuant à la bonne exécution d’actes chirurgicaux : sont utilisés dans ce cas des générateurs à rayons X mobiles équipés d’amplificateur de luminance fournissant, sur écran (radioscopie), des images exploitables en temps réel et permettant d’adapter le geste chirurgical.
- L’angiographie numé"risée est une technique utilisée pour l’exploration des vaisseaux sanguins qui repose sur la numérisation d’images avant et après injection d’un produit de contraste. Un traitement informatique permet de s’affranchir des structures osseuses environnant les vaisseaux par soustraction des deux séries d’images.
- La mammographie : Compte tenu de la constitution de la glande mammaire et de la finesse des détails recherchée pour le diagnostic, une haute définition et un parfait contraste sont exigés pour l’examen radiologique que seuls permettent de réaliser des appareils spécifiques fonctionnant sous une faible tension. Ces générateurs sont notamment utilisés dans le cadre de la campagne de dépistage du cancer du sein.
- La scanographie permet, à l’aide d’un faisceau de rayons X étroitement collimaté, émis par un tube tournant autour du patient et associé à un système informatique d’acquisition d’images, la reconstitution en trois dimensions des organes avec une qualité d’image supérieure à celle des appareils conventionnels, donnant une vision plus fine et tridimensionnelle de la structure des organes.
Le radiodiagnostic dentaire
- La radiographie rétroalvéolaire : Montés le plus souvent sur bras articulé, les générateurs de radiographie de type rétroalvéolaire permettent la prise de clichés localisés des dents et des mâchoires. Ils fonctionnent avec des tensions et des intensités relativement faibles et un temps de pose très bref, de l’ordre de quelques centièmes de seconde. Cette technique est de plus en plus souvent associée à un système de traitement numérique de l’image radiographique qui est renvoyée sur un moniteur.
- La radiographie panoramique dentaire : Utilisée principalement par les praticiens spécialistes de l’art dentaire (orthodontistes, stomatologistes) et les radiologues, la radiographie panoramique dentaire donne sur une même image l’intégralité des deux maxillaires par rotation du tube radiogène autour de la tête du patient durant une dizaine de secondes.
- La téléradiographie crânienne : Plus rarement utilisés par les praticiens, ces générateurs, qui fonctionnent avec une distance foyer – film de 4 mètres, servent essentiellement à la réalisation de clichés radiographiques à des fins de diagnostic orthodontique.



