Exercice de crise nucléaire
- Centrale nucléaire du Blayais - 4 réacteurs de 900 MWe - Blayais - EDF
Un exercice de crise nucléaire a eu lieu le 13 novembre sur le Centre nucléaire de production d'électricité du Blayais. Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.
L'exercice, qui s'est joué de 6 heures à 17 heures environ, a mobilisé principalement les équipes de crise :
- de la préfecture du département de la Gironde. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS...) ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur. Un Poste de commandement opérationnel (PCO) a été activé à Blaye et deux postes de commandement déportés ont été activés à Lesparre et Saint Martial de Mirambeau ; quatre plans communaux d'action ont également été mis en oeuvre ;
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Aquitaine ;
- de l'exploitant, au niveau national et sur le site de Blayais ;
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.
La situation accidentelle retenue dans la scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur fictif n°5 de la centrale du Blayais. Le scénario était basé sur une perte complète du circuit de refroidissement intermédiaire (circuit RRI) à 6h15 à la suite de la défaillance de l'une des deux voies d'alimentation électrique. A 10h10 la situation s'aggravait avec l'apparition d'une brèche importante sur le circuit primaire du réacteur, ce qui entraînait un risque de rejets radioactifs vers 15h30. Le préfet a déclenché le Plan Particulier d'Intervention à 11h et décidé l'évacuation de la population dans un rayon de 2 km (moins de 30 personnes). Un début de découvrement du coeur est intervenu vers 14h20. A 16h une partie des sources électriques défaillantes était récupérée, ce qui a permis la remise en service d'une pompe d'injection d'eau dans le circuit primaire, et éloigné le risque de fusion du coeur. L'exercice à fin ouverte a été arrêté à 16h30.



