Réacteur 5 Série d'incidents survenus lors de l'arrêt du réacteur


Paris, le 01 Février 2002
Avis d'incident
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Installation(s) concernée(s) :
  • Centrale nucléaire de Gravelines - 6 réacteurs de 900 MWe - Gravelines - EDF

Lors d’un bilan en date du 3 octobre, il a été constaté qu’au cours de l’arrêt pour visite partielle et rechargement en combustible du réacteur 5, qui a débuté le 29 juillet 2000, six événements ont été déclarés à l’Autorité de sûreté nucléaire :

- Le 31 juillet la déprogrammation d’une activité après une panne informatique a conduit à l’arrêt automatique du réacteur (niveau 0 de l’échelle INES).

- Le 31 juillet la mauvaise programmation d’un test conduit à l’arrêt automatique du réacteur (niveau 0 de l’échelle INES).

- Le 7 septembre un dégagement d'air provenant d'un réservoir du circuit d'injection de sécurité provoque un débordement de l'eau de la piscine du réacteur. Cet incident, classé au niveau 1 de l’échelle INES, a fait l’objet d’une information sur le serveur minitel de l’Autorité de sûreté nucléaire 3614 MAGNUC du 15 au 22 septembre.

- Le 15 septembre la mauvaise programmation d’un essai périodique provoque le déversement de 5 m3 d’eau par le trop plein de la piscine du réacteur (niveau 0 de l’échelle INES). Cette eau a été déversée dans le système de récupération des purges.

- Le 24 septembre une confusion de vanne conduit à la vidange de 18 m3 d’eau de la piscine réacteur (niveau 0 de l’échelle INES). Cette eau a été transférée dans des réservoirs de traitement des effluents usés prévus à cet effet.

- Le 29 septembre l’exploitant découvre que des dispositifs destinés à compter le flux de neutrons dans la cuve sont décalés par rapport à leur position normale depuis le 14 août. Cet événement est provisoirement classé au niveau 0 de l’échelle INES.

Cette succession d’anomalies, qui pourraient être considérées comme mineures si elles survenaient isolément, interroge l’Autorité de sûreté et la centrale. Cette dernière a décidé de réaliser une enquête interne pour analyser les causes de ces dysfonctionnements et prendre les mesures adaptées. L’Autorité de sûreté a conditionné l’autorisation de redémarrage du réacteur 5 à la présentation par EDF du plan d’actions résultant de ette enquête. Celui-ci devra démontrer d’une part que le site a bien analysé les causes profondes de cette succession d’anomalies et d’autre part qu’il en a bien tiré toutes les conséquences. Une inspection sera réalisée par l’Autorité de sûreté avant la délivrance de l’autorisation de démarrage afin de statuer sur l’efficacité des mesures proposées.