La radioprotection sur le site de l'usine de fabrication de combustible nucléaire MELOX (COGEMA marcoule)
La mise en oeuvre d'oxyde de plutonium nécessite le confinement continu de la matière. Par conception, en fonctionnement normal, la valeur de la composante interne de la dosimétrie est nulle. L'exposition externe est principalement due aux rayonnements gamma et aux émissions neutroniques provenant des mélanges d'oxyde de plutonium et d'uranium et de certains produits de filiation.
L'engagement de dose interne ne peut résulter que de ruptures de confinement. D'origine incidentelle, ces ruptures sont le fait principalement de percements de gants ou d'opérations de maintenance. Toutefois, les engagements de doses mesurables survenus en de telles circonstances sont très rares.
Depuis 2000, les doses externes collectives et individuelles sont en augmentation. Cette évolution est à la fois le fait de l'évolution propre du contenu radiologique des matières mises en oeuvre (plutonium issu du retraitement de combustibles à taux de combustion plus élevé) et de l'accroissement de la teneur en oxyde de plutonium dans le combustible MOX.
Par ailleurs, dans le cadre de la procédure précitée, le Groupe permanent d'experts pour les laboratoires et usines a recommandé, lors de sa séance du 23 avril 2003 :
- d'évaluer l'évolution attendue à moyen terme des dosimétries collective et individuelle du fait de l'augmentation de capacité, des fabrications futures et de la nouvelle méthode de calcul de la composante neutronique ;
- de poursuivre et renforcer les actions d'optimisation de la radioprotection pour maîtriser cette évolution.
C'est dans ce contexte difficile que l'exploitant a adopté, en 2003, un objectif de radioprotection suffisamment réaliste pour rendre plus efficace la démarche de progrès entreprise en application du principe ALARA.



