Cabri et Scarabée


Mis à jour le 13 Octobre 2009
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L'INB 24 (installation SURA), constituée du réacteur CABRI, est consacrée à l'étude d'accidents dans le cadre de la sûreté des réacteurs à neutrons rapides.

Le réacteur CABRI, de type piscine, permet de simuler un transitoire de réactivité sur une aiguille placée en son centre dans un dispositif expérimental. Le comportement des aiguilles de combustible rapide est étudié en fonction de leurs caractéristiques (taux d'irradiation, enrichissement, géométrie…) et du type de transitoire (énergie déposée, rampe…). Depuis 1993 des essais sont aussi réalisés sur des crayons REP pour préciser les critères d'acceptabilité de crayons à fort taux de combustion ou des crayons MOX.

Jusqu'en 2002, l'INB 24 comprenait aussi le réacteur SCARABEE. Le dernier essai dans ce réacteur a été effectué le 18/10/89. Ce réacteur permettait de simuler une perte accidentelle de refroidissement sur une grappe de plusieurs aiguilles, conduisant celles-ci à une dégradation avancée. En outre, ce réacteur a servi jusqu'au 21/09/95 de source de neutrons pour les examens neutronographiques des combustibles d'essai de CABRI ou SCARABEE. Le coeur de ce réacteur, déchargé depuis 1996, a été évacué et transporté à la Hague début 2002.

Un nouveau programme de recherche a été défini par l'IRSN : le programme Cabri – boucle à eau. Ces nouveaux essais permettront de déterminer le comportement de combustibles à taux de combustion élevé en situation accidentelle.

L'utilisation du réacteur Cabri pour le nouveau programme nécessite une évolution de l'installation avec le remplacement de la boucle en sodium par une boucle à eau sous pression. Le CEA a donc déposé une demande d'autorisation de modification auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire fin 2002. Parallèlement à cette demande, le CEA procède à la réévaluation de sûreté de toute son installation afin de définir les travaux à réaliser pour remettre en conformité l'installation par rapport aux exigences réglementaires actuelles, en vue de la poursuite du fonctionnement du réacteur pendant une vingtaine d'années.

Le décret de modification de l'installation est paru au JO le 21 mars 2006.

Le rapport provisoire de sûreté de l'installation modifiée a été transmis à l'ASN en 2006. Il sera analysé par le Groupe permanent d'experts pour les réacteurs en 2008.