Transports de matières radioactives


Mis à jour le 22 Avril 2013
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Une grande partie des colis de matières radioactives (85%) qui circulent en France sont constitués de radioéléments destinés à un usage médical, pharmaceutique ou industriel. Ces colis sont très divers. Leur radioactivité varie sur plus de douze ordres de grandeur, soit de quelques milliers de becquerels (colis pharmaceutiques) à des millions de milliards de becquerels (combustibles irradiés), et leur masse de quelques kilogrammes à une centaine de tonnes.

Les secteurs dans lesquels ces colis sont utilisés sont également très divers. Il s’agit évidemment de la production d’électricité dans les centrales nucléaires, mais également des secteurs médicaux, industriels classiques et de la recherche.

Le transport des matières radioactives doit être assuré dans des conditions de sûreté permettant une protection satisfaisante des travailleurs et du public contre les effets de la radioactivité.

La responsabilité de la sûreté du transport repose sur les différents acteurs de la chaîne du transport : l’expéditeur, le transporteur et le réceptionnaire.

La division contrôle, en lien avec la direction du transport et des sources (Direction du transport et des sources (ASN)DTS), notamment par des inspections régulières, la sûreté du transport des matières radioactives et fissiles à usage civil. Elle assure également l’instruction et la délivrance des autorisations et agréments de transport.

L'action de la division porte essentiellement, via des inspections, sur le contrôle de la validité des agréments des colis et de l'organisation mises en place par les exploitants pour garantir la sûreté des transports. Son action se renforce également depuis 2005 concernant les colis dits « non agréés ». L'objectif est d'évaluer le respect des exigences de la réglementation des transports en la matière. Pour ce faire, des inspections sur ce thème se tiennent sur tout le territoire.

Appréciation de l'ASN sur la La radioprotection est définie comme l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes directement ou indirectement, y compris lors des atteintes portées à l’environnement.radioprotection dans le transport de substances radioactives en 2012 dans les régions Centre et Limousin

L’ASN a procédé en 2012 à six inspections d’expéditeurs ou de transporteurs. Les contrôles qui ont porté principalement sur les dispositions opérationnelles appliquées, les organisations en place et la conformité des colis, montrent que des progrès sont attendus pour unité d'équivalent de dose qui permet de rendre compte de l'effet biologique produit par une dose absorbée donnée. L'équivalent de dose n'est pas une quantité physique mesurable. On l'obtient par le calcul en multipliant la dose absorbée (exprimée en rad) par un facteur de qualité dont la valeur dépend de la nature du rayonnement et de l'organe irradié. Depuis 1965, le rem est remplacé par le sievert (1 sievert = 100 rem).remédier à quelques lacunes d’organisation et à des défauts d’assurance qualité.

es événements significatifs, qui portent principalement sur des écarts aux spécifications de colis agréés, sur des anomalies de Le conditionnement est un processus industriel qui met en œuvre : un matériau de blocage qui immobilise les déchets au sein d'une Matrice dont la nature et les performances dépendent du type de déchet.conditionnement et sur des erreurs d’étiquetage et dont les causes sont essentiellement humaines ou organisationnelles, ont été sans impact notable. Ils sont en nombre limité sauf pour les incidents en zones aéroportuaires où les conditions de manutention doivent être améliorées.