Site de Chinon
Le site en bref
Site de Chinon
Le CNPE de Chinon est situé sur le territoire de la commune d'Avoine dans le département d'Indre-et-Loire, en rive gauche de la Loire. Différentes installations sont présentes sur le site de Chinon, certaines en exploitation, d'autres en cours de démantèlement.
1. Réacteurs REP
Au sud du site, la centrale de Chinon B comporte deux paires de tranches (B1 - B2 et B3 - B4) du type REP. Chaque tranche a une puissance électrique de 900 MWe et appartient au palier CP2. Les tranches B 1/2 constituent l'installation nucléaire de base n° 107. Les tranches B 3/4 constituent l'installation nucléaire de base n° 132.
2. Réacteurs UNGG
Au nord du site sont implantées trois tranches, dénommées A1, A2 et A3, de la filière UNGG (uranium naturel-graphite-gaz). Depuis 2001, EDF a entrepris un important programme de démantèlement complet des réacteurs de première génération. La fin des opérations de démantèlement des trois réacteurs de Chinon A est prévue à l'horizon 2020/2025.
3. AMI
L'Atelier des Matériaux Irradiés (AMI) constituant l'INB n° 94 a été déclaré et mis en service en 1964. Initialement conçue pour l'expertise de combustibles nucléaires irradiés, elle n'est aujourd'hui utilisée que pour l'examen de matériaux activés ou contaminés, beaucoup moins radioactifs. Les derniers éléments de combustible ont été évacués de l'AMI en avril 2005. Par ailleurs, EDF prépare actuellement le remplacement de cette installation ancienne. Enfin, l'AMI abrite des déchets anciens, dont l'évacuation vers les filières adaptées devrait se poursuivre jusqu'en 2008.
4. MIR
Le Magasin Inter-Régional de stockage du combustible neuf (MIR) destiné aux réacteurs REP constitue l'INB n° 99. Mis en service en 1978, il a été autorisé par décret du 2 mars 1978 modifié le 4 juin 1998.
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APPRÉCIATION 2010 L’ASN considère que les performances en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection des réacteurs en exploitation de la centrale de Chinon sont en retrait par rapport à l’appréciation générale portée sur EDF. La sûreté reste en effet caracté"risée en 2010 par une rigueur d’exploitation insuffisante. Le nombre d’événements significatifs dans le domaine de la conduite des installations reste très élevé, principalement du fait d’écarts dans l’application stricte des procédures et des règles générales d’exploitation. L’ASN a en outre constaté une maîtrise insuffisante de la part de l’exploitant dans la planification, la réalisation et le suivi des essais périodiques. Par ailleurs, en matière de radioprotection, les performances du site de Chinon sont en nette dégradation. L’année 2010 a en effet été marquée par la déclaration de deux événements significatifs concernant la manipulation inappropriée de corps fortement irradiants. L’ASN a également relevé des lacunes importantes dans la préparation des interventions, particulièrement en ce qui concerne les cartographies radiologiques préalables et l’établissement des accès en zones oranges. L’ASN considère que les améliorations de la protection de l’Atelier des matériaux irradiés (AMI) contre le risque d’incendie, finalisées en 2010, constituent une évolution notable de la sûreté de l’installation. Toutefois, dans un contexte marqué par un fonctionnement fragile de l’organisation et par le transfert des activités d’expertise dans une nouvelle installation en 2012, l’ASN estime que l’exploitant doit particulièrement renforcer le respect des exigences du référentiel et sa maîtrise des prestataires. Enfin, l’ASN considère que le niveau de sûreté des réacteurs en démantèlement de Chinon A est satisfaisant dans son ensemble. La gestion des chantiers s’est améliorée mais des progrès sont encore attendus dans la maîtrise du référentiel. Source : rapport annuel 2010 |



